Tu seras mon fils

Sortie :24/08/2011

Note : 3.5/5

Paul de Marseul, un homme de poigne, est propriétaire d’un grand vignoble. Il a un fils, Martin, d’un caractère plus effacé mis toujours présent, qui travaille avec lui sur le domaine. Mais Paul et Martin ont un problème ou du moins, c’est Paul qui a un problème avec Martin. Il le trouve trop fade, pas assez charismatique, pas assez doué pour prendre sa suite. Il ne supporte pas l’idée que ce dernier lui succède. Lorsque le fils de son régisseur (ce dernier est atteint d’un cancer en phase terminale) arrive des États-Unis pour soutenir son père, Paul se prend de passion pour lui. Il ressemble exactement au fils dont il a toujours rêvé. Martin va-t-il accepter de s’effacer aussi rapidement ?

Tu seras mon fils repose sur le thème classique du : « on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas ses enfants ». Et même si un tel constat peut paraître déplaisant, cela semble plus que réaliste finalement… Pendant que Paul rabroue Martin, ce dernier passe son temps à essayer de lui plaire, espère prendre plus de place et se fait finalement dépasser par un presque inconnu qui revient après trois ans de vadrouille de par le monde. Si on a envie de dire à Martin « Mais casse-toi ! », on sait très bien que la fuite n’est pas si facile que ça…et même s’il n’arrive pas à s’imposer, Martin aimerait tant faire ses preuves…

La filiation, l’attachement à ses racines, la fidélité à ses proches sont des thèmes très importants qui tournent en boucle durant l’intégralité du film. Des thèmes forts qui lient les pères aux fils. Car Tu seras mon fils est et reste une histoire d’hommes. Les femmes sont là mais demeurent impuissantes, observatrices des mésaventures de leurs hommes.

Cruel et frustrant. Voilà bien deux termes qui peuvent traduire les sentiments que l’on éprouve en regardant ce film. Niels Arestrup joue très bien ce rôle de père intransigeant, méprisant et dur. Totalement voué à sa cause, totalement hypnotisé par son vin, par ses vignes. Sans cœur, sans tendresse pour les siens, sauf pour ceux qui lui ressemblent un tant soit peu. J’ai également beaucoup aimé revoir Lorànt Deutsch au cinéma. Sa tête m’étant obligatoirement sympathique, il ne m’a pas été difficile de me mettre de son côté et d’être de plus en plus outrée devant les coups de couteau que son cher pôpa lui donne dans le dos.

Tu seras mon fils est un long métrage totalement abouti, son scénario tient totalement la route et c’est assez rare pour le souligner. La tension est constante et va en s’accentuant jusqu’aux dernières minutes. Le tout reste un peu dérangeant, met mal à l’aise, rend un peu triste.

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6 comments

    • petiteconne says:

      Oui mais du coup je sais pas où répondre ! Ce blog n’est pas fait pour les tags ^^
      Je pourrais toujours y répondre sur mon ancien blog mais plus personne n’y va jamais…

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