The hours

Film américain

Date de sortie : 19/03/03

Note : 3/5


Trois femmes. Trois destins tragiques. Dans la banlieue de Londres, Virginia Woolf, au début des années vingt, se bat contre la folie qu’elle pense prochaine, et tente d’écrire tant bien que mal son grand roman, Mrs Dalloway. Plus de vingt ans plus tard, à Los Angeles, la gentille Laura Brown lit ce roman qui bouleverse totalement sa vie et la vision qu’elle a de l’existence. Enfin, début 2001, Clarissa Vaughn, surnommée Mrs Dalloway par son ami Richard, poète fameux et atteint du sida, encaisse tant bien que mal les hauts et les bas de son existence.

The hours est un film qu’on se doit d’aimer. Tout le monde le dit : le casting est époustouflant. Julianne Moore, Nicole Kidman, Meryl Streep, Ed harris, Claire Danes… que du beau monde, bon casting, pas de fautes de goût.  La mise en scène, quant à elle, est pourtant bof bof mais a au moins le mérite de proposer un montage intelligent, et pas trop lourd, entre les trois vies portées à l’écran. Il aurait pu être difficile de passer d’une femme à une autre, d’une ville à l’autre et surtout, d’une époque à l’autre mais l’ensemble reste remarquablement fluide et agréable à regarder. Au fil du film, toutes les questions que l’on se posait (notamment au niveau des liens entre les trois femmes) trouvent leurs réponses même si leur lien le plus fort et le plus intense est leur rapport à la littérature. Peut-être que je devrais me plonger un peu plus dans l’œuvre de Woolf. Ce film m’a au moins appris une chose : j’ignorais que l’écrivain s’était suicidée.

Pourtant,  malgré tous ces aspects positifs, je n’ai pas été totalement emballée. Moi qui aime d’habitude les ambiances mélancoliques, je dois avouer que celle de ce film m’a légèrement plombé le moral et j’ai souvent eu envie de penser (notamment concernant le personnage de Julianne Moore) « mais pourquoi se complique-t-elle la vie comme ça ? ».  Dans l’ensemble j’ai trouvé que les personnages se prenaient trop la tête. J’ai dû louper quelque chose, ou je dois être imperméable aux émotions qu’on a tenté de me faire passer, mais je suis restée détachée, sans empathie aucune. J’ai bien compris que cette femme était rongée par la monotonie de la vie, son existence m’a bel et bien paru écrasante mais je ne suis pas parvenue à la comprendre alors qu’à mes yeux, elle reste paradoxalement le personnage le plus intéressant de l’histoire (si ce n’est celui joué par Ed Harris, écrivain atteint du sida, aussi attirant que repoussant).

Finalement, The hours raconte la vie de personnes qui s’ennuient. Et il est tentant de suivre la même voie en tant que spectateur tant l’histoire (enfin LES histoires) ne sont guère intéressantes et sans actions. Il s’avère que ce film ressemble plus à un film d’ambiance où tout est intellectualisé, qu’à un divertissement.  J’ai trouvé ce film froid, austère, grandement dépressif. Pourtant, je ne renie pas les grandes  qualités de The hours même s’il ne fera jamais partie du clan des films qui me touchent.

This entry was posted in A voir.

Laisser un commentaire

CommentLuv badge

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.