The broken

Film britannique

Date de sortie :26/11/2008

Note : 2.5/5

C’est une soirée comme une autre. Ou presque, car c’est l’anniversaire du père. Gina, entourée par son chéri, son père (évidemment), son frère et sa copine de ce dernier discutent et profitent d’un repas sympathique. Soudain, un grand miroir se décroche du mur et se brise en mille morceaux. Gina en rit, elle évoque avec amusement la fameuse superstition, celle des sept ans de malheur. Mais l’incident jette un froid. Le lendemain, Gina vaque à ses occupations mais soudain, elle se voit au volant d’une voiture.  Ce n’est pas une femme qui lui ressemble, non, c’est son double ! Le même jour, Gina est victime d’un très violent accident de voiture. Miraculée, elle n’en a pas moins perdu la mémoire et c’est pleine d’appréhensions et de questionnements qu’elle va se lancer dans la quête de la vérité.

Il y a quelques années, lorsque le premier film de ce réalisateur, Cashback, était sorti, j’étais très enthousiaste au sujet de son travail. Avec son second film, The broken, j’espérais retrouver les mêmes sensations…et ce fut bien loin d’être le cas. Je ne suis pas le genre de personnes à pouvoir dire « Je n’ai rien compris mais j’a-do-ré ». J’accepte qu’il reste une part de trouble mais quand on reste sur sa faim du début à la fin, moi, ça me pose un sacré problème.

Premier problème : le film met beaucoup de temps à démarrer. Impossible de rentrer dans un film qui paraît décousu, brouillon, qui nous laisse sur le bas côté et continue sans nous. Sans rire, la première demi-heure tourne à vide. Bien évidemment, on comprend qu’elle sert à poser le décor, celui d’un Londres sombre, glauque, presque artificiel tant il paraît dénué de vie. Il pleut toujours, ou alors le ciel semble être recouvert d’un épais couvercle. Pas de lumière naturelle, ou très faible. L’impression d’être dans un monde sans soleil. Rues désertiques. On comprend pourquoi ce long métrage commence par une citation de Poe. Il est dans la même veine. Noirceur, spleen, morbide. Apriori, j’adore. Le fait est que l’atmosphère est très étrange et les personnages lui ressemblent : ils font la gueule, sont renfermés, bref : sans être en dépression, ils ne reflètent pas forcément une grande joie de vivre, comme fâchés avec la vie. L’image nous hypnotise. Quelque chose se passe. Mais quoi ?

The broken est un film appartenant sans nul doute du genre fantastique. Il ne fonctionne pas à grands renforts d’effets spéciaux ou de scènes spectaculaires mais parvient à créer une ambiante pesante, très inquiétante, où l’on ne comprend rien, ce qui rend l’angoisse encore plus palpable… Le psychologique y étant bien plus fort que le gore, on a du mal à anticiper les évènements. C’est quelque chose de plutôt positif. Bien entendu, le thème du miroir, et évidemment celui du double puisqu’il s’agit bien de ça, sont présents tout au long du film. Obscurs dans un premier temps, ils deviennent un peu plus clair à nos esprits, sans s’expliquer vraiment.  Avec du recul, j’imagine que le passage du réel au fantastique se fait par un évènement déclencheur : la chute du grand miroir.

En résumé, The broken est tout simplement déconcertant et qui aurait besoin d’être expliqué. Envoûtant, et très anxiogène, il n’en demeure pas moins très lent et nous laisse avec nos questions. À nous d’interpréter ces doubles comme nous le souhaitons. J’en arrive presque à croire qu’un deuxième visionnage sera peut-être une bonne idée…

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2 comments

  1. zofia says:

    Hum je suis déçue, j’avais adoré Cashback et je pensais rencontrer un film aussi bon. Enfin je le verrais surement, histoire de voir si j’en comprends quelque chose et pour l’affiche que je trouve assez belle.

  2. petiteconne says:

    C’est très différent mais si certains thèmes se retrouvent…

    Esthétique très beau en tous cas et tu as raison, l’affiche est très belle et donne vraiment envie!

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