Nous sommes la nuit

Film allemand

Date de sortie : 29/12/2010

Note : 3.5/5

Solitaire et taciturne Lena, la vingtaine, est une bad girl qui vit de petites magouilles et de petits larcins. Un beau jour, ou plutôt une belle nuit, elle débarque dans un club isolé où elle rencontre la belle et blonde Louise, la propriétaire. Cette dernière tombe amoureuse de la jeune fille au premier regard et décide de la transformer sans plus attendre pour se l’approprier, en quelque sorte. Lena ne sait pas encore que cette femme mystérieuse est la chef d’un trio de vampires également composé de Nora et de Charlotte. Devenue vampire à son tour, Lena se retrouve projetée dans un univers qu’elle ne connaît pas, où les limites n’existent pas, où le luxe et la décadence règnent. Elle va vite comprendre que tout n’est pas que délires et fêtes…

Le réalisateur allemand Dennis Gansel, notamment reconnu pour son film La vague, surfe sur la mode du moment : les histoires de vampires. Pourtant, c’est avec un « vieux » scénario qu’il va travailler puisque l’histoire de Nous sommes la nuit date d’il y a quinze ans. Même si je souhaitais vraiment voir ce film, j’avais quelques craintes. En effet, à force de voir les vampires mis à toutes les sauces, j’avais quelques interrogations : ce film allait-il être ridicule ou un tant soit peu crédible ? L’affiche (où l’on voit trois beautés prédatrices se poser lascivement autour du corps d’un homme en mauvaise posture) me faisait flipper, mais pour les mauvaises raisons car cela faisait légèrement cliché sur les bords…

Verdict : même si ce n’est pas un chef-d’oeuvre, j’ai beaucoup apprécié Nous sommes la nuit pour ses petites touches d’originalité, pour sa mise en scène pleine de fougue. J’ai aimé cette histoire de femmes vampires, prédatrices, libres de leur vie et libres de tout faire, surtout. Le côté « liberté » est très mis en avant, tout tend à nous montrer comme c’est cool d’être une créature de la nuit. Évidemment, Lena, la petite dernière, encore toute fraîche, a encore quelques états d’âme, quelques appréhensions, quelques restes d’humanité qui l’empêchent de vraiment s’adonner à tous les plaisirs. Elle conserve de plus des liens presque amoureux avec un jeune policier qu’elle avait rencontré suite à un de ses méfaits. Cela lui complique légèrement la vie… Pourtant, à mes yeux, le personnage le plus intéressant n’était pas Lena, encore moins Louise mais Charlotte. Cette femme des années 20, une actrice, transformée en vampire par Louise alors qu’elle était mariée et maman d’une petite fille, fascine et touche par son côté effacé, dépressif et très très mystérieux.

Une critique ? Le film paraît parfois long à certains moments car l’intrigue ne rebondit pas toujours assez vite. De plus il n’y a pas eu assez de trash pour moi, pas de scènes de cul, pas beaucoup de scènes de violence, pas énormément de sang…et surtout beaucoup trop de scènes « vazy viens on va aller s’éclater, se bourrer la gueule, se droguer de toute manière on s’en fout, on est des vampires ». Je trouve, pour résumer, que le scénario aurait pu approfondir le côté « mythologie vampire » et ne pas se contenter de répéter toujours les mêmes schémas car trop futiles, ces femmes ne sont pas toujours très effrayantes. Cependant, j’ai quand même eu quelques bonnes surprises, quelques bonnes scènes et quelques situations que je n’avais vu dans aucun film ou aucune série sur ce sujet j’ai aimé ces petites nouveautés.

Bonne cliente de ce genre de films (vampires et zombies, c’est mon truc), j’avoue avoir globalement eu une bonne impression de ce long-métrage. Pas toujours très original mais plutôt esthétique et bien foutu.

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2 comments

  1. zofia says:

    Oui l’affiche me laissait penser que l’esthétique du film allait être pas mal, qu’on y avait apporter un soin particulier. Je l’ai raté au ciné (encore un) mais il m’intéressait, principalement parce que le scénario date de bien avant la folie Twilight, et que La vague m’a énormément plu.

    • petiteconne says:

      Y a des défauts mais l’ensemble est bien foutu et j’aime beaucoup le générique du début qui montre ces femmes en photo, traversant le temps et les époques… flippant.

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