Norway of life

Sortie : 2007
Note : 3.5/5

Andréas est un homme tout à fait normal, ni beau, ni laid, ni vieux, ni jeune…De son histoire personnelle, on ne saura rien, si ce n’est qu’un beau matin, il débarque dans une ville inconnue. Ou plutôt, il y arrive en bus. Il ne sait pas comment. Arrivé sur place, on lui donne un travail, pas besoin d’entretien ni de compétences particulières. On lui conseille même de ne pas se tuer à la tâche.  On lui donne aussi directement un appartement. Il commence à vivre dans une atmosphère aseptisée où tout le monde est toujours poli, avenant, compréhensif…Andréas est content mais ne peut s’empêcher de trouver les choses un peu étranges sur les bords. Un jour, il rencontre un homme dans les toilettes, Hugo. Ce dernier se plaint de sa vie, se plaint que plus rien n’ait de goût, que c’était mieux avant. Andréas, se sentant moins seul, tente de mettre au point une évasion. Le souci, c’est que la ville ne semble avoir aucune issue…

Norway of life, ou la représentation d’un enfer à la scandinave où tout est propre, lisse et toujours bien politiquement correct, à l’image de ce mec qui, sautant du deuxième étage d’un immeuble, vient s’empaler sur une grille…pour être nettoyé (lui, son sang et ses boyaux qui traînent sur le pavé) deux minutes pour tard par une équipé spécialisée dans ce genre d’évènement.

Andréas se coupe volontairement le doigt. Pas de souci ! Le lendemain il aurait repoussé ! Il ne peut pas mourir non plus, il s’est fait écraser 3 fois par le métro mais il sera sur pieds quelques heures plus tard. Il trompe sa femme ? Elle s’en fout, elle accepte avec le sourire. Ici, pas de hauts cris, pas de grandes passions, pas de jalousie, pas de peine mais pas de joie non plus.. La ville mise en scène dans Norway of life est délicieusement morte à l’intérieur et ce, même si tous ces habitants continuent à vivre comme si tout était normal.

En somme, Norway of life est un film plutôt angoissant. Mais pas angoissant de manière violente, non, il plonge plutôt dans une sorte de malaise. Il dérange. À mesure que le temps passe on aimerait, tout comme Andréas, avoir des réponses et surtout, passer dans cet autre monde, celui qu’Hugo a trouvé au fond d’une cave et qu’il observe par une étroite fente dans la roche.

En version originale, le titre de ce long métrage peut être traduit par les termes suivants : « l’homme gênant ». Comme souvent, il colle beaucoup mieux à l’idée du film car Andréas est cet homme qui va venir bouleverser ce petit monde, bouleverser l’ordre ambiant dans lequel tous les gens se complaisent…

La morale du film ? Sans doute que le confort et la facilité ne font pas le bonheur. De quoi réfléchir un bon petit moment…non ?
Norway of life est un film (norvégien, bien entendu) que je voulais voir depuis pas mal de temps. J’en ai enfin eu l’occasion mais, sans le trouver mauvais pour autant (faut quand même pas déconner), j’ai été plutôt surprise car il a pris une tournure que je ne lui imaginais pas prendre à la base. Sur le moment je me suis dit : ah oui, c’est tout ? Et plus j’y pense, plus que je me dis que quand même, c’est un bon film.

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2 comments

    • petiteconne says:

      Dogville ça fait un bail que je l’ai pas vu mais le parti pris de départ ressemble sans doute un peu à celui de Norway of live….qui est quand même moins bizarre! J’ai beaucoup aimé le personnage principal, ses mimiques et tout… Je ne connaissais pas cet acteur mais il a une bonne tête 🙂

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