Monsters

Film américain

Date de sortie : 01/12/2010

Note : 3.5/5

Il y a six ans déjà, une sonde de la NASA s’est écrasée dans la jungle mexicaine. Elle a malheureusement libéré des créatures extra-terrestres qui se sont développé au Mexique et Costa-Rica. Ces deux lieux sont devenus des zones de guerres, des zones infectées que fuient les populations. Un photographe en quête de LA photo qui le rendra célèbre est obligé d’escorter une jeune inconnue à travers cette zone ravagée et dangereuse. Leur chemin ne sera pas de tout repos…

Monsters n’est pas vraiment le film qu’il a l’air d’être. Au départ, je me suis dit que c’était encore une œuvre sur la fin du monde, le combat entre humains et les méchantes bêbêtes. Je pensais action. Je pensais effets spéciaux à gogo. Je pensais film gros budget là pour t’en mettre plein les yeux. Je pensais que j’allais m’ennuyer. Et bien j’avais tout faux. Loin d’être un long-métrage racoleur et uniquement basé sur la mise en scène des créatures extra-terrestres, Monsters est un film plutôt intimiste. Un film d’ambiance, presque. Car l’action, il faut la chercher, l’attendre et quand elle passe, ne pas craindre ne plus la revoir. Beaucoup seront déçus mais j’ai été charmée par l’importance donnée aux personnages, à la mise en contexte. Le tout donne une impression de réalisme, bien loin des films clichés avec des héros à la pelle. On se sent de ce fait plutôt proches des héros, des gens tout à fait banals qui tentent juste de rejoindre leur ville sans encombres. Ni vraiment trouillards, pas spécialement courageux, juste conscients de ce qui les entoure.

Le scénario, quant à lui, n’est pourtant pas très riche. A part le voyage qui les amène d’un point A à un point B, il n’y a pas des tonnes de choses qui arrivent à nos deux protagonistes. Pas de grands rebondissements. Beaucoup de mystère. Les créatures qui peuplent cette forêt on fait du mal aux humains, les cimetières en témoignent, les peintures sur les murs, les journaux, les photos, tout parle de ce traumatisme et de cette situation qui perdure, année après année. Cependant, loin de nous faire croire que tout est fini, Monsters montre des gens qui continuent de vivre, malgré tout. Les monstres (qui ressemblent un peu trop à des poulpes géants et qui, de ce fait, arrachent quand même un demi-sourire…) dont tout le monde a peur apparaissent peu de temps à l’écran. En effet, la plupart du temps, tout est suggéré. On voit les dégâts, les deuils. L’action en elle-même est reléguée au second plan, nous faisant peu à peu pencher vers le contemplatif (les extra-terrestres brillent un peu dans la nuit et cela les rendrait presque beaux, voire fascinants et non plus menaçants). Pourtant, j’avoue que j’ai également souvent ressenti une certaine tension, une appréhension, comme si j’étais un des personnages perdus dans cette zone infectée.

Monsters, c’est un film à l’histoire simple, pleine de finesses. Pas d’effets grandiloquents, du spectacle, certes, mais pas à outrance. Mais quand même, pas du tout un film rentre dedans. Contre toute attente, on n’y parle pas vraiment des monstres,mais  plutôt des humains…

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4 comments

  1. NoTe says:

    bonjour.

    Je voudrais juste te donner mon avis sur ce film que je viens tout juste de voir.
    En effet, beaucoup de finesse, d’intimité et d’appréhension. En effet, peu d’effets spéciaux, peu d’action et d’intrigue. Mais un rythme soutenue qui ne retombe que rarement et une histoire humaine et presque réaliste.
    Je suis d’accord sur la majorité de ta critique si ce n’est que durant les scènes où nous voyons les morts, il me semble que la cause est plutôt les bombardements humains que les « monsters » (« No bombing »).
    Je pense que ce film présente une vision militante écologique originale et pousse à la réflexion sur notre façon de traiter le monde et l’inconnu. Je ne spolierai pas le film mais j’imagine que tu sauras de quelles scènes je parle.
    Et d’ailleurs lorsque je lis ta dernière ligne, je me dis qu’à la fin du film, après la dernière scène, nous pourrions nous demander qui sont vraiment les « monsters ».
    Voilà ^_^.

    • petiteconne says:

      Merci d’avoir pris la peine de commenter! 🙂 C’est sympa.

      Tu as tout à fait raison concernant l’histoire des bombardements humains, j’ai fait une légère confusion lorsque j’ai écrit, confusion qui n’est pas insignifiante et qui a quand même son importance parce que si les morts sont dus aux bombardements, cela dénonce plus la violence humaine aveugle et gratuite que les éventuels méfaits des méchantes bêbêtes.

      Dur dur pour le reste de rentrer dans le détail comme tu le soulignes…au risque de raconter tout le film. A la base je n’ai fait ce blog que pour me rappeler de ce que j’ai vu, mais si des yeux tombent sur ces quelques articles, j’ai pas envie de leur gâcher toutes les histoires…. 🙁 Mais je comprends à quels passages tu fais référence.

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