Mike

Sortie : 22/06/2011

Note : 2/5

Mike est né et à grandi à Kembs, un petit village d’Alsace où il n’y a jamais absolument rien à faire. Kembs est à la frontière entre l’Allemagne et la Suisse…ce qui ne la rend pas plus attractive que ça aux yeux de Mike et de ses potes. Il y a quelque temps, Mike a abandonné le lycée parce qu’il s’y emmerdait trop. Il a donc commencé à bosser à la frontière mais comme il s’ennuyait toujours autant, il a vite terminé par se faire virer. Pas grave, Mike s’en fout. Il se fout de tout, d’ailleurs. Son délire à lui, c’est de piquer les voitures des autres, de rouler, rouler, rouler avec et puis de les ramener là où il les avait prises. C’est le jour où il vient de piquer une Porsche que Mike séduit la jolie Sandy. Une chance pour lui de grandir un peu ?

J’ai choisi de voir ce film car j’en avais aimé l’affiche. Elle ne ressemblait pas à celle d’un film bien français et semblait de ce fait, promettre de belles choses.

Les premières minutes de Mike sont absolument réjouissantes. L’ambiance, le lieu, les personnages, le ton de narration…tout ça fait penser qu’on est devant un film original, simple mais marrant, qui va nous entraîner dans les méandres de la vie d’un mec pas très futé mais pas banal. Les méandres, oui, on va y aller mais elles sont beaucoup moins intéressantes qu’on aurait pu le penser car, une fois ces fameuses premières minutes passées, on sombre dans un ennui qui ressemble à celui de Mike.

Filmer l’art de la glande, c’est dur. On a beau avoir suivi Mike dans toutes ses petites combines pour pas bosser, pour profiter de tout le monde, y compris des parents de sa copine…ben on est pas séduits pour autant. On attend. Qu’il se passe. Quelque chose. Du coup, le film paraît brouillon, bordélique sans raisons et finalement assez désagréable à regarder à cause de l’enchaînement de scénettes sans intérêt. L’introduction des potes de Mike, aussi bêtes qu’attachants, aurait pu sauver la mise. Sauf que là encore, ça fait un flop.

Heureusement que le film est malgré tout rendu potable par Marc-André Grondin, que j’adore, et qui joue tellement bien les losers… Eric Elmosnino (Gainsbourg, le Skylab) est sans doute celui que j’ai préféré dans ce rôle de flic sympa mais sérieux et surtout hanté par son ex-femme….

Malgré tout, j’ai bien compris que Mike parlait finalement de la difficulté de passer à un âge dit « adulte » où l’on attend de toi que tu sois quelqu’un de responsable, de sérieux et de conscient de tes devoirs. Mike, lui, préfère stagner et ne penser qu’à sa gueule… Il ne comprend pas ce qu’il est censé dire, censé faire. Il ne sait pas ce qui est interdit, ce qui est autorisé. Il ne réfléchit jamais. Il aura beau essayer de s’intéresser à Sandy, il aurait du mal à être le copain idéal, la laissant dans la merde sans se retourner et sans remords.

Je ne parlerai même pas de la fin qui est d’un dramatique ridicule, à mes yeux du moins.

Je ne mets que 2/5 à Mike car, malgré un bon casting, des acteurs qui tiennent la route et une ambiance particulière, on s’ennuie, on s’ennuie, on s’ennuie.

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