Mes films cultes 6 : Autant en emporte le vent

A l’heure où vous lirez cet article, je serai au Japon depuis une pincée de jours, sans doute en train de dormir au vu du décalage horaire ou en train de me débattre avec la chaleur ambiante si jamais vous lisez cet article tard dans la journée. J’ai planifié cet article pour que mon blog continue un peu de vivre durant mon absence… et puis, il fallait bien tenir mes petits challenges personnels à jour !

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Ce mois ci, j’ai décidé de faire de Autant en emporte le vent mon film culte. Et il le mérite car il m’a rendu folle folle folle à la fin de l’adolescence ! Pour remettre les choses dans leur contexte, j’avais 16 ou 17 ans et j’avais passé un long weekend à lire le bouquin de Margaret Mitchell qui m’avait fortement emballé. Je n’ai fait que lire, lire, lire. J’avais pris les trois tomes Folio (1000 pages en tout qui donneront presque 4 heures de film) chez ma grand-mère et à l’époque, j’ai dû me faire violence pour lui rendre tellement j’aurais aimé les garder ! Forcément, j’ai directement enchaîné sur le film.

Si le livre a été publié en 1936, le film de Victor Fleming est quant à lui sorti en 1939. (C’est tellement vieux, non ? des fois j’ai du mal à réaliser qu’on faisait des films à cette époque) S’il est connu pour avoir eu un tournage des plus tumultueux, et c’est rien de le dire, il recevra de nombreux Oscars et à ce jour, continue d’être considéré comme l’un des plus grands succès dans l’histoire du cinéma. Il m’a bien évidemment permis de découvrir deux acteurs qui resteront dans mon cœur pour la vie, soit la magnifique Vivien Leigh et le très viril Clark Gable.

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Les détracteurs d’Autant en emporte le vent aiment faire passer cette histoire comme une histoire d’amour cucul, comme quelque chose de 100% mièvre. Or, si Autant en emporte le vent parle des amours compliquées entre Rhett Butler, Scarlett O’Hara et son cousin Ashley dont elle n’arrive pas à décrocher, l’histoire va bien au delà de la « petite histoire des personnages ». Nous sommes quand même en 1861, en Géorgie, et la Guerre de Sécession est sur le point d’éclater. L’Histoire avec un grand H quoi !

Scarlett, fille d’une riche famille sudiste, va passer du statut de princesse adulée à celui d’une femme pour qui chaque jour est un combat (contre la faim et le délabrement du domaine dont elle a hérité). Autant en emporte le vent parle bel et bien d’une société et d’un temps…emportés par le vent. Bye bye la vie tranquille et confortable des sudistes qui vivaient grâce au travail des esclaves, bye bye la glorieuse époque des domaines immenses et des plaisirs… Ici, il est question d’un monde qui s’écroule, de sang, de colère, de jalousie et des sentiments destructeurs qui envahissent les personnages. Si tout est clair, joyeux et éclatant dans la première partie du film, la guerre et les épreuves par lesquelles passent l’héroïne vont se charger de ternir tout ça.

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Scarlett O’Hara est une héroïne inoubliable et loin d’être lisse, une « belle du Sud » qui vit entourée de ses prétendants tout en ayant d’yeux que pour Ashley. Sa relation avec (le cynique) Rhett est des plus romantiques et des plus tumultueuses et elle finira mal, comme chacun le sait (ou pas, désolée ! ^^) car ils s’aimeront à contretemps. On peut bien entendu trouver Scarlett agaçante, dieu sait qu’elle l’est, mais c’est également une battante, une femme de poigne qui va toujours chercher à s’adapter aux situations et à en tirer le meilleur. C’est ça qui la rend immortelle, magnifique et attachante malgré ses défauts, malgré ses caprices, son orgueil et sa mauvaise humeur.

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Si vous avez un temps devant vous et si le technicolor ne vous fait pas vomir, je vous conseille de vous plonger dans ce film. C’est un classique ! Si vous êtes un tant soit peu cinéphile, vous devez l’avoir vu ! Pour ma part, en parler me donne envie de le revoir…cela fait longtemps !

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