Critique Les tribulations d’une caissière

Sortie : 14/12/2011

Note : 1.5/5

La vie n’est pas un long fleuve tranquille pour la gentille Solweig. Caissière dans un supermarché alors qu’elle avait toujours rêvé plus grand pour elle, elle tente tant bien que mal de garder le sourire et jette un œil presque malicieux sur toute la bêtise humaine qui défile, chaque jour, devant sa caisse. En secret Solweig tient un blog, un blog où elle raconte son quotidien de caissière. Alors qu’une révolution menace la grande distribution, la blogeuse mystère se retrouve, sans le vouloir vraiment, au cœur d’un débat houleux. Alors que la France entière cherche à savoir qui elle est, Solweig rencontre le beau Charles…

Surjoué ? Mal joué ? Je ne sais guère. Je sais pourtant qu’à maintes reprises, j’ai eu envie de laisser tomber Les tribulations d’une caissière pour aller voir ailleurs si j’y étais. Comme tout le monde, j’avais entendu parler de ce blog et de cette caissière (Anna Sam) qui, en vrai, est loin d’être aussi mignonne que la Solweig du film, soit dit en passant.

À la base, je pensais que ce film allait être dans la veine de la comédie sociale que l’on connait tous : celle qui montre les difficultés quotidiennes d’un corps de métier. Au final, il ne reste pas grand-chose, si ce n’est un film bête et gentil. Ce film est délicieusement simpliste : les clients sont des grands méchants loups et les caissières, des gentilles brebis qui se serrent les coudes pour survivre à ce quotidien difficile… Ok, être caissière c’est pas le plus gratifiant mais faut quand même pas déconner…c’est loin d’être le pire boulot du monde. Passons.

C’était déjà pas top mais dès que la romance s’en mêle, c’est pire ! L’histoire d’amour et les entrevues entre les deux amoureux sont mièvres au possible, au point où j’ai fait avance rapide. Une horreur. Ça aurait peut-être plu à mon âme de midinette quand j’avais quinze ans mais là… Dégoulinant !

Ma note finale provient également du fait que je suis totalement passée à côté du personnage de Solweig. Cette fille parfaite, douce, gentille, concernée, attentive, qui s’occupe de son petit frère avec amour et patience alors que son père est en train de claquer à l’hôpital… Mon dieu mais Les tribulations d’une caissière ne s’inscrit-il pas dans la veine de Princesse Sarah ?

Du côté de la réalisation, j’ai été très surprise. Une histoire sociale et cynique se transforme en espèce de conte de Noël grâce à une réalisation très…Disney. Je ne saurais l’expliquer mais la mise en scène de la ville sous la neige, les décors, l’ambiance… tout cela est totalement en décalage avec le contenu du film en lui-même. Voulu ? Sans doute. Mais cela n’empêche pas d’être un peu décontenancé dans les premiers temps par cette « magie » ambiante, notamment quand l’héroine rencontre son prince charmant…

Pour conclure : malgré une réalisation et des images très jolies, Les tribulations d’une caissière est un film sans grand intérêt qui relève plus du téléfilm de M6 plein de bons sentiments et passé pendant les fêtes de fin d’année que du VRAI film pour lequel cela vaudrait vraiment le coût de débourser 10 euros… Bref, c’est un film pour un certain public dont je ne fais pas partie.

5 comments

  1. Clownface says:

    Mon ex m’avait prêté le livre, c’était sympathique, mais pour le coup, je trouve que ça se serais plus prêté à une série courte, à la Bref ou Un Gars/Une Fille. J’ai du mal à voir comment ils ont pût en tirer un scénario… Surtout avec une histoire d’amour… Le livre ce sont plus des petites anecdotes si je me souviens bien. En gros, ils ont voulu faire un bon gros film bien mignon. Je pense que je vais éviter le film comme la peste…

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