Les larmes de Tarzan

Publié le 01/10/2007

Note : 3.5/5

Les larmes de Tarzan raconte l’histoire d’amour a priori impossible entre une mère de famille plutôt pauvre, délaissée par un mari plein de bonnes intentions mais légèrement schizophrène, et un homme plus jeune, plein aux as et vivant dans un univers autrement plus classe et intellectuel. Les deux protagonistes se rencontrent sur leur lieu de vacances et sont encore bien loin de s’imaginer qu’ils vont vivre une histoire d’amour…

Si le résumé de l’histoire tient en trois lignes, ce n’est pas le cas du roman en lui-même qui s’étale sur plus de 256 pages…roses. Katarina Mazetti utilise le même procédé que dans Le mec de la tombe d’à côté : les chapitres sont courts et pris en charge par les différents personnages, chacun à son tour, certains beaucoup plus que d’autres évidemment, mais aussi bien les adultes que les enfants. Le roman est encore une fois très bien écrit, dans un style simple et percutant à la fois. Dommage cependant que les personnages soient encore une fois si caricaturaux ! Le jeune homme riche couche souvent avec n’importe qui, n’a aucun but valable dans la vie et boit comme un trou pour oublier que son existence n’a pas de sens. La mère de famille célibataire est une battante et tente de faire en sorte de nourrir ses petits monstres, sans oublier sa vie et ses besoins de femme. Autant vous dire que ce genre de profils, c’est du vu et du revu et sans grande originalité. Encore une fois, Katarina veut nous faire croire en une histoire d’amour entre deux personnes que tout oppose. Un thème qui la travaille, faut croire.

Malgré tout, j’aime cette manière de raconter les sentiments qui est très très très loin des romans à l’eau de rose et ce, grâce à un humour toujours présent.  De ce fait, c’est loin d’être niais, gniangnian. L’héroïne, Mariana, n’est pas une petite jouvencelle qui cherche le prince charmant, elle sait déjà qu’il n’existe pas. Janne, quant à lui, n’est pas du genre sentimental et se tient à l’écart de toute forme d’attachement . De plus, alors que les protagonistes ne nous disaient rien qui vaille au départ, on se prend d’affection pour eux sans vraiment s’en rendre compte et on retient notre souffle lorsque le mari de Mariana rentre au bercail…

En résumé, Les larmes de Tarzan est une histoire plutôt amère (mais jamais triste et déprimante, au contraire), parfois un peu vulgaire (personnages et situations), durant la lecture on ne sait jamais trop où est censé aller, en tant que lecteur, mais cela reste agréable à lire…même si je préfère quand même lire sur du blanc !

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