Les biens aimés

Sortie : 24/08/2011
Note : 2.5/5

Paris, les années 60. Londres, les années 2000. Deux femmes. Madeleine, la mère. Véra, la fille. Autour d’elles, à des époques différentes, leurs hommes, leurs amours qui vont et qui viennent. Des passions, parfois contrariées, parfois autorisées, souvent condamnées par les proches, par la société…Bref, des vies de femmes.

Aaaaah Christophe Honoré. Christophe Honoré avec ses films chelous. Ces films…Non ma fille, tu n’iras pas danser, Dans Paris, La Belle Personne, Ma mère, Dix-sept fois Cécile Cassard… Je les ai tous vus et ils m’ont tous laissé une drôle d’impression. Mi séduite, mi ennuyée. Sans les détester, est ce que j’aime vraiment ces films ? Et si je ne les aime vraiment pas, pourquoi je persiste ? Là est la question… Il n’y a sans doute que Les chansons d’amour, sorti en 2007, qui m’ait vraiment marquée. En bien des points, cette comédie dramatique et musicale (oui, les acteurs chantent…) a bien des points communs avec Les biens aimés où les acteurs chantent aussi de temps en temps. Les films retracent tous deux des drames familiaux et, de plus, on retrouve au moins deux acteurs faisant partie des deux castings.

Il y a toujours un certain type de personnages. Il y a toujours un peu la même ambiance, un peu les mêmes thèmes… Mais Les biens aimés a une qualité autre : la BO qui, sans être génial, est beaucoup moins naze (à mes yeux) que celle des films précédents. Attention, je parle des passages musicaux autre que les chansons du film durant lesquelles j’ai souvent fait avance rapide, je l’avoue. Elles m’ont semblé médiocres.

De plus, le souci majeur était que, comme dans beaucoup de films de ce réalisateur, le tout un peu long…La première partie du film, portée par une magnifique Ludivine Sagnier (qui incarne Madeleine, jeune), au cœur des années 60 est beaucoup plus intéressante. Jolies chaussures, joli brushing, prostituée à ses heures (il faut bien payer ses escarpins !). Elle tombe amoureuse d’un homme et le suit à Prague. Elle reviendra à Paris des années plus tard avec la jeune Véra qui, quelques années plus tard, connaîtra également des amours difficiles (notamment avec un homosexuel, ce qui pose quelques problèmes techniques voyez-vous). Bref, l’amour et le cul, encore et toujours des thèmes universels.

Tout au long du film, les histoires de ces deux femmes se recoupent. Certaines scènes sont poignantes, émouvantes, tout simplement belles…et prennent leur sens à mesure que le film avance, nous permettant de les mettre en parallèle.

Au final, il y a quand même quelque chose qui ne prend pas. C’est tout. Rien à dire de plus. Globalement, c’est donc un film raté à mes yeux même si certains passages valent la peine qu’on se force à rester jusqu’au bout.

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