Le nom des gens

Film français

Date de sortie : 24/11/2010

Note : 3/5

Le nom des gens, c’est l’histoire de la rencontre entre Bahia Benmahmoud et Arthur Martin. La première est jeune, légèrement extravertie, complètement délurée. Son look est vulgaire mais finalement, c’est une fille plutôt sympa.  Résolument gauchiste, elle couche avec tous les hommes de droite qu’elle rencontre, certaine que c’est par le sexe qu’elle arrivera à les rallier à sa cause. Arthur Martin, lui, est beaucoup moins fantaisiste. Beaucoup moins sûr de lui, il vit dans un monde routinier, rassurant, sans beaucoup de surprises et de légèreté. Il est Jospiniste. Pourtant, quand Bahia le rencontre, elle est certaine qu’il fait partie de ce qu’elle appelle les fachos. Elle décide de s’occuper de son cas.

Le nom des gens est un film qui prône l’idée de nuance, qui lutte contre la tentation de la généralité. Il tente de mettre en relief que les noms sont souvent fourbes, qu’ils sont la source de nos préjugés. Les apparences, parfois trompeuses, méritent toujours qu’on fasse l’effort d’aller au delà. Si Bahia et Arthur n’étaient pas allés plus loin, ils n’auraient pas vécu cette jolie histoire d’amour. Mais méfiez-vous, ce film n’est pas seulement une love story toute banale.

Le nom des gens est un film au scénario original qui vous arrachera souvent un peu sourire amusé tant les personnages, surtout celui de Bahia, sont fantasques. Le couple formé par Jacques Gamblin et Sara Forestier (assez marrante dans son rôle de « pute politique », qui ne nous cache plus rien de son anatomie) surprend beaucoup dans un premier temps. Par la différence d’âge mais aussi du point de vue de leurs univers, radicalement opposés. Leur registre est tout à fait différent mais j’ai trouvé qu’ils se complétaient très bien. La scène qui réunit les deux familles, le temps d’un repas, est classique car elle met en relief les différences d’opinions, de mœurs et de rapport à l’Histoire. C’est du déjà vu. On est dans la caricature, cependant, pas de clichés pour autant dans ce long-métrage. Ce film réussit carrément là où le film Il reste du jambon ? (vu il y a peu de temps) avait été grossier et facile. Les personnages ne sont pas toujours ce qu’on attend d’eux et ce qu’on aurait imaginé en les voyant. J’ai par exemple beaucoup aimé le fait que le père de Bahia, algérien immigré, peintre en bâtiment, soit un artiste sensible et doué à ses heures perdues.

Pas non plus le chef-d’œuvre ultime mais un bon divertissement. Le nom des gens est un film drôle et touchant au ton complètement décalé. Un film qui tente, sous un aspect léger et fantaisiste, d’évoquer des sujets plus sérieux, comme la quête de l’identité. Peut-être quelques longueurs un peu avant la fin de la première heure. Un peu trop de nudité facile et pas toujours justifiée. Mais le tout assez joyeux, frais et débridé.

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