Le cadavre du métropolitain, de Lee Jackson

Comment vous choisissez les livres que vous lisez, vous ?

Moi, généralement, je m’inspire de mes visites sur les blogs et des éventuels conseils que peut me donner mon entourage direct. Je reste également très fidèle à certains auteurs, mes petits favoris que je retrouve d’année en année. Puis bien entendu, il reste toujours les auteurs « classiques » dont j’essaie de mieux connaître les œuvres. Avec tout ça, je suis bien occupée ! Parfois, je fais des recherches un peu différentes. Des recherches par thème, par univers quand j’ai une envie particulière… Cette fois, j’étais en quête d’un polar victorien et c’est comme ça que j’ai trouvé Le cadavre du métropolitain de Lee Jackson, un auteur dont je n’avais JAMAIS entendu parler !

Quand on parcourt les critiques sur les romans de Lee Jackson, on tombe souvent sur des constats tels que « sympa, mais sans plus » ou « plutôt bien écrit mais histoire peu originale ». Même si les critiques sont, par essence, subjectives, je crois comprendre ce genre de propos. J’ai aimé lire Le cadavre du métropolitain pour son ambiance, pour son époque, pour son décor mais d’un point de vue enquête, c’est vrai qu’on a déjà fait 1000 fois mieux.

Le résumé : Londres. Fin du 19ème siècle. Le crime est à tous les coins de rue. L’inspecteur Decimus Webb enquête sur la mort d’une jeune femme à l’identité inconnue et qu’on a retrouvé morte dans une rame de métro -un moyen de transport fraîchement inauguré-. Selon les témoins, un homme voyageait en face d’elle mais s’est enfuit dès que le cadavre a été découvert. Mr Webb va tenter de le retrouver mais le chemin est long jusqu’à la vérité !

Dans ce livre, l’enquête n’est presque qu’un prétexte puisque l’auteur semble vouloir avant tout nous décrire les bas fonds du Londres victorien. Et dieu sait que j’aime ça ! Je me suis donc pourléchée les babines pendant tout le bouquin mais je n’en conseillerais pas la lecture à ceux et celles qui ne partagent pas ce centre d’intérêt : ils seraient forcément déçus et déploreraient sans doute la relative absence de l’enquêteur au sein du roman. On revient souvent vers Decimus Webb mais il n’est presque jamais au cœur de l’action et souvent relégué au second plan. C’est un comble pour un polar, non ?

Les chapitres sont courts et morcellent pas mal l’histoire… un point qui ne m’a pas gênée plus que ça. J’étais trop occupée à suivre les aventures de Clara White, de sa mère, ancienne prostituée et droguée au laudanum, de sa soeur Lizzie que son mari envoie sur le trottoir et ainsi de suite… Une faune haute en couleurs, des quartiers sordides, de la misère… Les quartiers malfamés de l’époque hein et qui finiront pas être détruits et remplacés par des constructions plus modernes ! Henri Cotton, ce journaliste étrange, reste bel et bien le meilleur personnage du roman.

Inutile de rechercher une enquête très poussée dans Le cadavre du métropolitain. Le suspens va crescendo, certes, mais ça ne vous stressera pas non plus comme c’est le cas dans certains polars. Pas vraiment d’émotions dans ce roman, plutôt une peinture sociale enthousiasmante mais dont l’intérêt peut avoir des limites (pour certains lecteurs). Pour ce qui est du style de l’auteur, c’est plutôt simple et agréable à lire !

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