Le bonheur de Pierre

Film canadien

Date de sortie :24/02/2010

Note : 3/5

Pierre habite Paris et est professeur de physique quantique. Un jour comme un autre il apprend que sa tante Jeanne, celle qui est partie au Canada il y a de ça une bonne quarantaine d’années, vient de mourir. N’ayant pas d’autre famille, elle lui a légué son auberge située à  Sainte-Simone-du-Nord. Le deal ? S’il reste au moins un an et un jour, il héritera d’un million de dollars de plus. Pierre, bien décidé à quitter sa vie parisienne décide sa fille Catherine, actrice survoltée et légèrement névrosée, à le suivre dans son périple. Elle accepte, plus alléchée par l’idée du pactole qu’autre chose, et les voilà tous deux, débarquant dans ce petit village à des centaines de kilomètres de leurs habitudes. Ils ne se doutent pas encore que tous les habitants, décidés à les voir déguerpir au plus vite, conspirent pour leur pourrir l’existence…

Malgré un scénario classique (j’ai déjà lu ou vu des histoires reposant sur ce genre de trames) et donc, sans grandes surprises (on sait très bien que tout va bien se finir, les méchants reconnaîtront leurs fautes et tout ira pour le mieux), Le bonheur de Pierre est un film que j’ai trouvé assez sympathique et marrant. Cela tient, bien sûr, à l’exotisme des paysages canadiens, peut-être un peu clichés mais je ne demandais pas à voir autre chose… C’est sur le personnage de Pierre, vieil idéaliste, philosophe, savant rêveur et éternel optimiste, que reposait pas mal l’histoire bien que Sylvie Testud, dans le rôle de sa fille (râleuse et emmerdante), a pris peu à peu le dessus. Dommage, en passant, que cette dernière se soit sentie obligée de surjouer certaines scènes. J’aime beaucoup cette actrice mais elle ne m’a pas entièrement convaincue ici.

Bien sûr, le coup du village hostile fait toujours rire tant ils rivalisent de stratagèmes pour contrarier les nouveaux venus. Cependant, à la longue je me suis lassée de leurs stratagèmes. C’était un peu too much et pour un peu, cela les aurait tous rendus totalement antipathiques. Le film s’essouffle un peu la première heure passée et un peu plus de rythme aurait été le bienvenu. De plus, je ne sais si une version sous-titre existe, mais j’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce que les acteurs québécois disaient, accent canadien oblige. Du coup, j’étais obligée de me sur-concentrer pour ne rien louper (et dieu sait que je n’en ai pas compris le tiers) et cela m’a un peu gâché la chose.

Évidemment, Le bonheur de Pierre, à la fois drôle et tendre, n’est pas le genre de film qui fera bouger les foules, pas plus qu’il ne recevra jamais la moindre récompense…mais on s’en fout. Certes, l’histoire n’est guère crédible mais laissons, pour une fois, notre esprit critique et calculateur au placard.

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