L’assassin qu’elle mérite – tome 3

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Je vous avais parlé du premier tome ici. Entre temps, j’ai lu le second et puis il y a quelques mois, je me suis fait offrir le 3ème. J’ai mis un moment à le lire (j’avais oublié que je l’avais) mais j’ai décidé de marquer le coup en laissant quelques mots à son sujet aujourd’hui.

Alors ? ça parle de quoi ?

Dans les tomes précédents, Alec et Klement ont joué avec Victor. L’ayant sorti des bas-fonds de la société viennoise, ils l’ont abreuvé de richesses et de plaisirs en tous genres pour, dans un second temps, lui couper les vivres. Leur but était d’en faire l’ennemi de la société, une œuvre d’art vivante au destin sordide. Au début du tome 3, Victor fréquente à présent Klement, cloué dans un fauteuil roulant et malgré une vie facile aux côtés de ce dernier, il rêve de retrouver Alec qui habite à présent Paris. Nous sommes en 1900 et l’exposition universelle bat son plein.

Ce que j’en ai pensé :

J’avais quitté l’exposition universelle de 1900 avec Leviatemps, je la retrouve avec Wilfried Lupano. Pas étonnant étant donné mes goûts personnels mais c’est toujours « drôle » de revenir sur des lieux et une époque qu’on vient de croiser dans une autre fiction. Cette fois, c’est une vision un tant soit peu plus négative de l’évènement qui nous est donné à voir.

En effet, loin d’être appréciée par tous, l’exposition universelle était assez controversée dans certains milieux et considérée comme un moyen bien pratique de déculpabiliser les bourgeois d’avoir colonisé et exploité d’autres populations du monde. Rappelons quand même que durant cette exposition les parisiens pouvaient aller admirer des sortes d’expositions ethnologiques (des zoos humains quoi) où des pauvres africains (notamment) étaient étudiés dans un cadre faussement traditionnel.

C’était sans doute très exotique pour les parisiens de l’époque mais non moins indécent… Alec fricote d’ailleurs avec des anarchistes pas très contents de voir cet étalage de modernité. Je vous laisse imaginer le reste et leurs projets, vu le contexte.

Bref ! Dans ce 3ème tome, il est toujours question de la perversion de l’argent sur la nature humaine. Victor va donc découvrir qu’Alec, en dandy cynique qu’il est, est en train échafauder un nouveau complot contre la société. Le combattre pourrait être, pour Victor, une occasion de racheter ses fautes et ses mauvaises actions… encore faut-il qu’il agisse à temps.

Et puis il y a aussi Lena, l’ancienne amoureuse d’Alec qui donne une facette plus romantique à ce monstre d’égoïsme.

En toute honnêteté, j’ai trouvé ce tome super intéressant et si on apprend pas mal de choses, l’histoire n’avance pas beaucoup. D’où une extrême frustration. Il n’y a, d’ailleurs, aucune confrontation directe entre Alex et Victor. Le décor se met bien en place et on peut espérer plus d’action dans le prochain volume.

Quoi qu’il en soit, j’apprécie de plus en plus les dessins de Yannick Corboz qui nous propose de magnifiques dessins de l’exposition universelle mais également de la ville qu’était Paris au début du 20ème.

Comme d’habitude, j’ai refermé L’assassin qu’elle mérite avec l’envie folle de lire le tome suivant ! Pour moi, c’est encore une belle réussite et je suis d’autant plus heureuse de l’avoir découvert.

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