Lady Bird, La forme de l’eau, Oh Lucy !, La nuit a dévoré le monde : 4 séances ciné, 4 critiques

L’histoire

Christine « Lady Bird » McPherson se bat désespérément pour ne pas ressembler à sa mère, aimante mais butée et au fort caractère, qui travaille sans relâche en tant qu’infirmière pour garder sa famille à flot après que le père de Lady Bird ait perdu son emploi.

Mon avis

Ce film, malgré son casting (enfin, surtout son actrice principale), son thème et sa très jolie affiche ne m’a que très moyennement plu. D’ordinaire, j’aime assez les films américains indé qui traitent de ce fameux « passage à l’âge » adulte. C’est typiquement le genre d’histoire que j’ai envie de suivre. Mais là, la bonne impression que j’ai eu durant les premières minutes s’est vite estompée, principalement à cause de deux choses : le film est construit comme un enchainement de faits (puisqu’on suit l’héroïne durant toute sa dernière année de lycée) sans qu’il y ait de véritable histoire (c’est un choix qu’on retrouve souvent au cinéma mais que je trouve finalement assez « facile ») et je n’ai pas du tout accroché avec le personnage principal que j’ai trouvé tout simplement antipathique. Du côté des thèmes abordés et de la manière de le faire, rien de nouveau. J’espérais au moins trouver une image soignée, esthétique : or, rien de spécial à déclarer, c’est assez plat. Seul point vraiment positif : l’histoire se passe en 2002, ce que j’ai trouvé assez cool comme choix. Cela étant dit, le film est loin d’être impossible à regarder, il n’est juste pas attachant.

L’histoire

Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

Mon avis

La forme de l’eau n’a pas été un coup de cœur pour moi mais je l’ai vraiment trouvé intéressant à suivre, surprenant de bien des manières et très beau. Contrairement à Ladybird que j’évoque ci-dessus, les personnages de ce film sont tous très attachants et j’aime évidemment beaucoup Sally Hawkins et Octavia Spencer ce qui était vraiment un gros plus à mes yeux. Pour moi, le film est une sorte de mélange entre un conte fantastique et un film noir avec, en prime, une histoire d’amour romantique et poétique (parce que c’est vraiment le sentiment qu’elle m’a laissée, au-delà de l’impression d’étrangeté). J’accorde toujours beaucoup d’importance à la musique des films et j’ai trouvé la BO très belle, j’ai aimé la beauté de certaines images, j’ai aimé les thèmes abordés, le fait que les personnages principaux soient tous différents (en marge de la société car muet, gay, noir, venu d’un autre monde) et la critique de la société américaine des années 60. Seuls bémols : le scénario reste un peu trop simple et les méchants sont quand même sacrément clichés mais j’imagine que c’est voulu.

L’histoire

Setsuko mène une vie solitaire et sans saveur à Tokyo entre son travail et son appartement, jusqu’à ce que sa nièce Mika la persuade de prendre sa place à des cours d’anglais très singuliers. Cette expérience agit comme un électrochoc sur Setsuko. Affublée d’une perruque blonde, elle s’appelle désormais Lucy et s’éprend de John son professeur ! Alors, quand Mika et John disparaissent, Setsuko envoie tout balader et embarque sa sœur, dans une quête qui les mène de Tokyo au sud californien. La folle virée des deux sœurs, qui tourne aux règlements de compte, permettra-t-elle à Setsuko de trouver l’amour ?

Mon avis

Le fait que ce film se passe en partie à Tokyo et qu’il y ait le trèèèès beau Josh Hartnett dedans n’ont évidemment pas été étrangers à mon envie d’aller passer 1h30 dans les salles obscures. Et je n’ai absolument pas été déçue. L’histoire de Oh Lucy ! flirte sans cesse entre comédie et drame ce qui lui permet de nous proposer une grande variété de situations. Sous ses airs de comédie dramatique douce-amère, ce film aborde plein de sujets captivants et surtout, nous livre le portrait touchant d’une femme à la dérive et en manque d’amour. La réalisation de ce film est plutôt classique et l’histoire en elle-même peut presque paraitre anecdotique. Ce qu’il y a d’intéressant dans ce film, ce sont les relations entre les personnages et la personnalité/l’histoire de chacun. J’ai trouvé les personnages attachants, même dans leurs vices et leurs défauts.

L’histoire

En se réveillant ce matin dans cet appartement où la veille encore la fête battait son plein Sam doit se rendre à l’évidence : il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. Terrorisé, il va devoir se protéger et s’organiser pour continuer à vivre. Mais Sam est-il vraiment le seul survivant ?

Mon avis

Les films de zombies français sont plutôt rares, il faut bien l’avouer. La nuit a dévoré le monde en plus d’avoir un très beau titre et une très belle affiche vaut pourtant le coup car il est assez bien réalisé et les zombies sont vraiment bien faits, crédibles. Il n’en reste pas moins un film survivaliste extrêmement minimaliste et sobre qu’on pourra parfois trouver un peu longuet. Qu’importe, la prestation de l’acteur principal, pratiquement seul à l’écran si on excepte les morts vivants, les choix de son personnage, son exploration de l’immeuble dans lequel il est coincé, son désespoir sont prenants. Dommage que l’ensemble manque légèrement de tension. Dommage aussi qu’il soit si peu distribué dans les salles françaises !

10 comments

    • Audrey says:

      Je t’avoue que je n’en attendais absolument rien. Contrairement à certains, je ne suis pas particulièrement fan du réalisateur donc… j’y suis allée sans aucune idée préconçue ou envie particulière 🙂

  1. Après l'averse says:

    Comme toi, j’ai eu du mal avec Lady Bird. Je l’ai vu en vo sans sous titrage et les acteurs parlaient trop bizarrement pour que je comprenne tout 🙂 Récemment j’ai vu Call me by your name et j’ai ADORÉ, je suis tombée amoureuse de ce film (et de la BO, et d’un des acteurs, et des décors, bref… Une pépite de toute beauté ). Bien plus intéressant que Lady Bird, parlant également de la fin de l’adolescence.

    • Audrey says:

      J’avais justement remarqué Call me by your name car il passe aussi dans le petit ciné de mon quartier. Je trouvais le titre et l’affiche jolis. Je retiens alors, même si je ne suis pas sure d’avoir le temps d’aller le voir avant de partir en vacances !

  2. A-Little-Bit-Dramatic says:

    Tu es très cinéphile ! ! 😉 Tu me fais penser à une amie qui adore le cinéma, elle aussi…en général, quand on aborde le sujet, on finit sur une conversation en miroir…elle me parle films, je lui parle bouquins. 😀 Je n’aime pas le cinéma, pour ma part, c’est fou, mais je ne suis pas du tout films…le cinéma m’a toujours donné mal à la tête donc ça n’aide pas mais même en DVD, je ne suis pas fan. 🙂 Je préfère la lecture !

    Mais je suis contente de voir que tu as passé de bons moments et fait de bonnes découvertes avec ces films… Dommage pour Lady Bird ! 🙂
    A-Little-Bit-Dramatic Articles récents…L’Herbe à la Reine ; Colette VlérickMy Profile

    • Audrey says:

      Ahhhh ! ça me parait tellement fou de pas aimer le ciné ! 😉 C’est quand même super rare. Les gens ont parfois des goûts tous pourris en films (selon moi ^^) mais ils aiment quand même y aller. Ma foi, j’ai envie de dire pourquoi pas. Si ça ne te plait pas, tu aurais tort de te forcer 🙂 mais il est vrai que le ciné a toujours été super important pour moi. Et aujourd’hui, je ne vois presque plus rien par rapport à ce que je voyais à une époque ! Lors de ma dernière année d’études, j’avais cassé ma tirelire pour me payer une carte illimitée UGC. Je devais me faire 3 séances par semaine environ ! Toujours seule, évidemment car personne ne pouvait me suivre dans ce délire ! C’était un peu trop, même pour moi. Maintenant je choisis mes séances avec plus de rigueur parce que le ciné, c’est cher ! arghhhh (tu vois, tu fais des économies en y allant pas ^^)

    • Audrey says:

      Elle est la principale raison pour laquelle ce film a attiré mon attention. J’espère qu’il te plaira ! Il ne m’a pas convenu pour pleins de raisons… la première étant que j’espérais vraiment un coup de coeur.

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