Critique La Maison des Ombres

Sortie : le 06.03.12 en DVD en France, apparemment pas sorti au ciné chez nous

Note : 2.5/5

Nous sommes en Angleterre, trois ans après la fin de la Première Guerre mondiale. Florence Cathcart, une jeune femme moderne et intrépide, est la meilleure chasseuse de fantômes du pays. Convaincue que l’au-delà n’existe pas, et encore moins les apparitions fantômatiques, elle se sert de sa logique pour débusquer toutes les fausses histoires de revenants. Mallory, enseignant dans un pensionnat, l’invite à venir enquêter sur une mort mystérieuse venant d’avoir lieu, un mort que tous pensent lié à une présence maléfique. Florence débarque, persuadée qu’elle va trouver une explication rationnelle à ce drame. Elle ne sait pas encore dans quoi elle met les pieds…

Les premières minutes de La maison des ombres m’ont fait penser à Adèle Blanc-sec, sans doute parce que les héroines, indépendantes et intrépides, ne sont pas vraiment coulées dans le même moule que les femmes de leur époque. La différence entre Adèle et Florence, c’est que la seconde affiche d’emblée une certaine fragilité liée, on le comprendra plus tard, à la perte de sa famille et à un autre évènement, beaucoup plus enfoui, qui deviendra le nœud de l’histoire.

L’idée du pensionnat sévère et isolé de tout n’est pas nouvelle mais il faut avouer que ça marche toujours. De longs couloirs, de la poussière, du parquet qui craquent, des salles immenses et des personnages un peu louches au premier abord… Bref, il y a quelques passages obligés mais on reste tolérant car l’atmosphère est spéciale, oppressante, les personnages, Florence en tête, nous intéressent dès le premier abord.

La tension est réelle, l’enquête est haletante, les décors magnifiques et un soin continu est apporté à la lumière qui plonge le film dans une ambiance à la fois feutrée et inquiétante. Dommage que certaines scènes et certains rebondissements soient si prévisibles (la faute à la réalisation sans doute, un peu trop classique). C’est trop propre, trop lisse… trop parfait. Ça ne va pas assez loin. Ça ne fait pas peur et c’est dommage. Dans un style un peu différent, L’Orphelinat est tout simplement une tuerie à côté de La Maison des Ombres, dont le titre original est The Awakening, à mes yeux beaucoup plus convaincant que le titre français une fois qu’on a vu le film.

Sans révéler la fin de l’histoire pour les quelques personnes qui, peut-être, liront ces lignes, j’ai tout de même envie d’ajouter que je trouve la fin du film un peu… tirée par les cheveux. On veut finir le puzzle coûte que coûte alors on emboîte toutes les pièces les unes dans les autres… Certains diront que la fin ressemble au reste. Elle parle de l’oubli, des souvenirs, de la puissance de l’inconscient. D’accord. Mais dans les faits, les choses m’ont paru un peu ridicules à partir d’un certain moment. D’où le 2.5/5 pour un film qui conserve tout de même une certaine classe jusqu’au clap de fin.

This entry was posted in A voir.

One comment

Laisser un commentaire

CommentLuv badge