Killing Zoe

Sortie : août 1994

Note : 2.5/5

Zed est un jeune gangster tout droit arrivé des états-unis. Il vient rejoindre Éric, un ami parisien qu’il n’a pas vu depuis plus de dix ans. La raison de sa venue est claire : c’est pour affaires. L’affaire en question, c’est un braquage et pas des moindres : le braquage d’une de plus grandes banques de Paris, le jour du 14 juillet. Le soir même de son arrivée, Zed rencontre Zoé, une jolie parisienne qui vend son corps pour payer ses études. Ils vont passer une nuit merveilleuse, bien que tarifée…mais vite écourtée par l’arrivée inopinée d’Éric qui fout Zoé dehors. Mais ils ne vont pas tarder à tous se retrouver…

Je n’avais encore jamais vu Killing Zoé, mais j’en avais entendu parler. Pour moi, ce film relevait d’un véritable film culte, 100 % années 90. Ce film a été réalisé par Roger Avery, un grand pote de Quentin Tarantino. Ils ont collaboré ensemble au début de leurs carrières, écrivant pour l’autre, révisant les dialogues, les scénarios… Killing Zoé est même sorti à quelques mois d’intervalle de Pulp Fiction (respectivement en août et en octobre).

L’intérêt principal de Killing Zoé, c’est son casting et notamment ses trois personnages principaux »’ze ». Julie Delpy, toute jeune, Eric Stoltz (très séduisant, que l’on retrouve également dans Pulp Fiction) et bien sûr, Jean-Hugues Anglade, en chien fou prêt à mordre.

À mes yeux, le film se divise en trois parties bien distinctes :

  1. La rencontre entre Zed et Zoé. Un épisode sensuel et amoureux, doux, où deux inconnus s’apprêtent à se faire les plus belles déclarations, sous l’effet d’un coup de foudre intense.
  2. L’arrivée d’Éric qui éjecte Zed et qui, accompagné de leurs comparses de braquages, lui fait faire la tournée des grands ducs où alcool, drogues en tous genres et rigolades sont au programme. Bref, ils fêtent le braquage avant même de l’avoir commencé. Pas très malin de se défoncer la gueule avant un jour important…
  3. Le braquage en lui-même avec ses déboires et ses surprises. Il intervient tard dans le film alors qu’il est censé être le point central de la narration. Sans doute le passage le plus tarantinesque du film qui n’est pas sans rappeler le bordel que connaissent nos amis braqueurs dans Reservoir dogs

Je n’ai pas spécialement apprécié ce que j’appelle la seconde partie. C’est long, long, long et les films sur la défonce, ça commence franchement à m’ennuyer…Mais bon, elle n’est pas sans intérêt car elle tend à montrer la folie de ces hommes qui s’amusent et se détruisent les neurones avant de faire un casse qui devrait, de par son ampleur et ses enjeux, être préparé avec minutie.

Là où Killing Zoé ne ressemble absolument pas à un film de Tarantino, c’est par son côté plus cru, plus brutal et peut-être, plus réaliste. On connaît Tarantino pour ses longs dialogues sur des sujets aussi débiles que décalés (les hamburgers, les tubes de Madonna…). Pas de super bande-son rétro non plus. La violence est frontale. Le tout manque sans doute un peu de crédibilité et j’y ai trouvé de très très longues longueurs, pour ainsi dire. Quitte à en faire hurler certains, je trouve que le film a quand même pas mal vieilli.

J’ai quand même beaucoup apprécié les performances des acteurs, notamment celle de Jean-Hugues Anglade en toxico totalement dégénéré, presque humain parfois et totalement taré et intenable la seconde d’après. Atteint du sida à cause de la drogue, ce casse mal préparé, mal agencé et mal géré ressemble fort à un suicide de la part d’un homme qui n’a plus rien à perdre.

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4 comments

  1. zofia says:

    Ben tiens celui-là non plus je ne l’ai pas vu… une erreur qu’il faudrait que je rattrape, j’avais pensé l’acheter en dvd une fois et puis j’avais pris autre chose. La prochaine fois sera la bonne.

    • petiteconne says:

      Apparemment le principe du « pas de films le mercredi soir et le samedi soir » pour cause de sorties cinéma instauré au début des années 80, va sauter. Du moins certains font tout pour que ce soit le cas. Du coup, on aura peut être l’opportunité de voir plus de films à la télé, donc moins de rediff… même si ça risque de s’appliquer seulement aux films de plus de 10 ans. ça serait toujours ça.

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