Habemus papam

Date de sortie : 07/09/2011

Note : 3/5

L’histoire ce film est simple et d’autant plus facile à raconter : le nouveau pape, fraîchement élu, est pris de panique devant l’ampleur de la tâche qui vient de lui être confiée. Il commence par entamer une psychanalyse entre les murs du Vatican puis fout tout simplement le camp à la recherche de l’homme qu’il est, de celui qu’il a été et de celui qu’il aurait pu être.

Habemus papam est un film italien qui m’a d’abord attirée par l’originalité de son thème même s’il pouvait aussi, paradoxalement, faire peur. Le Pape, le Vatican, tout ça tout ça…ben ça ne laissait rien présager de bon. Difficile de ranger ce film dans une case, difficile d’en parler également  puisqu’il est tout en nuance, passant d’une comédie dramatique (plutôt cocasse) à une réflexion sur la psychanalyse et sur la religion, bien entendu.

On aurait pu s’attendre à une satire de la vie religieuse. On aurait pu s’attendre à voir ces hommes de dieu être tournés en ridicule mais, bien qu’ils ne soient pas épargnés pour autant, rien dans le film ne cherche à égratigner cruellement le Vatican et ses pratiques (passez donc votre chemin si vous êtes à la recherche d’un film anti-clérical, ébranler un système n’est pas du tout son but). Dans Habemus papam, tout le monde en prend pourtant pour son grade. Le psychanalyste, joué par le réalisateur lui-même, enfermé avec une centaine de cardinaux, au cœur du Vatican donne lieu à des scènes et à des situations burlesques tout à fait réjouissantes.

La réalisation, très académique, ne laisse pas beaucoup de place à la fantaisie et à l’originalité. Elle est d’ailleurs sûrement à l’origine de quelques longueurs dont on aurait aimé se passer. Mais fallait-il une réalisation fofolle et innovatrice pour parler d’un sujet aussi grave que peu moderne ? Pas forcément. Et puis le contenu du film en lui-même suffit à nous intéresser et à nous retenir. Car Habemus papam fait rire mais Habemus papam parle également d’un homme, de l’homme qui se cache derrière une fonction. Le Pape ne nous sera jamais apparu aussi vulnérable et aussi humain que dans ce film où il est pris de doutes sur lui-même. Cette errance en ville, inopinée et totalement surréaliste se transforme en une réflexion, douce et résignée à la fois, sur des histoires de pouvoir et de responsabilité.

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2 comments

    • petiteconne says:

      Je comprends qu’il ait pu te faire peur puisque j’ai hésité moi aussi mais il y a pas mal d’humour et finalement, ça ne parle pas vraiment de religion…

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