Derrière les murs

Date de sortie : 06/07/2011

Note : 2.5/5

Nous sommes en 1922. Suzanne est une jeune romancière parisienne. Lassée de sa vie tumultueuse, elle décide de partir s’isoler à la campagne et plus précisément, en plein milieu de l’Auvergne. Son éditeur lui prête une grande maison, un peu à l’écart, où elle pourra se remettre au travail de manière plus sérieuse. Là-bas, elle se fait vite remarquée. Parisienne, belle, célibataire et évidemment très classe et froide, elle dénote par rapport à la population du village. Mais très vite, Suzanne recommence à faire des cauchemars horribles, a des hallucinations morbides et déambule dans les couloirs obscurs de cette grande maison vide et poussiéreuse. Des petites filles disparaissent dans le village. On montre Suzanne du doigt…

Derrière les murs raconte l’histoire d’une femme moderne dans un monde qui ne l’est pas et surtout, l’histoire d’une femme rattrapée par son passé, notamment par la mort de sa petite fille qu’elle n’arrive pas à accepter, ni à assumer. Elle va vite se prendre de passion pour Valentine, une petite fille du village à laquelle elle apprend à lire. La nuit, elle écrit dans une espèce de grotte, ou une cave immense, qu’elle a découvert derrière un mur à moitié détruit, au fond de la maison où elle a élu domicile. Derrière ces murs, elle se sent bien et écrit avec passion. Le reste du temps, elle déprime et délire.

Dès les premières minutes, on pense à Edgar Poe, on pense aux nouvelles fantastiques de Maupassant, on apprécie le décor mystérieux et la prestation de Laetitia Casta, absolument crédible dans ce rôle (et pourtant dieu sait que je ne suis pas fan de la dame). Elle incarne son rôle avec une grande intensité, la folie lui va bien, elle est totalement…parfaite. Les personnages secondaires, comme le maire, Valentine, les gens du village, tout ça tout ça, sont particulièrement bien incarnés eux aussi et nous plongent dans un climat mystérieux de petit village auvergnat. France profonde dans les années 20. Que du bonheur…

Pourtant, malgré un superbe début et des qualités incontestables, Derrière les murs déçoit terriblement car… il est brouillon, bordélique et surtout, trop de passages sont totalement inconsistants. Il manque du contenu, il manque un fil conducteur, plus de maîtrise, plus de contrôle. Il y a trop de fausses pistes, trop de non dits qui nous perdent et atténuent notre intérêt pour le film…alors qu’ils devraient permettre le contraire. Le fait est que passé les premières quarante-cinq minutes on se lasse et on s’ennuie, attendant un fait, une révélation… La révélation, elle arrivera à la fin mais n’a eu, à mes yeux, rien de spectaculaire et ne m’a pas fait grand effet. Bref, je regrette qu’il n’y a pas eu de véritable histoire, de véritable suspens !

À noter que le film est sorti en 3D, assez étonnant pour ce genre d’œuvre.

Je ne ferais que répéter ce que j’ai lu ailleurs : Derrière les murs est oppressant mais superficiel.

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