Dérapage

Film américain

Date de sortie : 08/03/2006

Note : 2.5/5


Charles Schine  est un monsieur comme tout le monde et ce matin là, il a raté son train pour aller travailler. Ça arrive à tout le monde. Pourtant, ce hasard lui permet de rencontrer Lucinda Harris, une belle jeune femme. Tous les deux mariés, mais peu épanouis par leur couple, ils commencent à se voir de plus en plus et un soir, finissent à l’hôtel. Au moment où ils allaient passer à l’acte, un inconnu aussi méchant que violent les prend en otage en les menaçant de son arme. Il viole Lucinda et pique l’argent de Charles. À partir de là, tout tourne au cauchemar. Mais Charles se trouve dans un gouffre dont il ignore encore la profondeur.

La mise en scène de Dérapage est carrément fade. On a déjà vu ça mille fois, c’est sans caractère, sans aspérités, lisse. Donc rien de spécial à dire là-dessus. Niveau scénario, malgré de nombreux rebondissements (donc celui de la scène finale, d’ailleurs pas super crédible à mes yeux), le tout reste quand même un peu prévisible. On comprend vite où on veut nous mener. Mais on s’y laisse mener quand même, va.

Clive Owen joue un gentil monsieur qui tombe dans une horrible spirale infernale à cause des méchants ! Étrange de voir cet homme fort et bien bâti jouer un homme un peu mou du genou qui ne sait pas comment se défendre. Néanmoins, il m’a paru plutôt bon. Jenifer Aniston, pour une fois dans un rôle sérieux, ne convint pas plus que ça, sans aller jusqu’à dire qu’elle joue mal. Elle aurait pu donner plus d’intensité à son personnage que j’ai trouvé un peu plat à vrai dire. De toute manière, c’est peut-être ma faute, mais je ne la trouve pas vraiment crédible en femme fatale, sans doute à cause de tous les rôles de nunuche dans lesquels j’ai l’habitude de la voir. Quant à Vincent Cassel, en bon vieux gros méchant qui fait peur, est 100% cliché et plus l’histoire avance, moins il ne nous effraie.

Le film souffre malgré tout de quelques longueurs qui viennent grignoter notre patience.  On a hâte que les choses avancent un peu. De plus, du moins à mes yeux, la petite morale qu’on tente de nous donner (sur l’adultère, entre autres) est légèrement too much (oui ! tromper c’est pô bien ! si tu le fais, ça tournera forcément mal).

Au final : beaucoup de bons sentiments et une jolie morale de fin pour Dérapage. Un film tristement politiquement correct où les gentils gagnent. Pas drôle ! Il reste néanmoins un bon divertissement, tout à fait honorable et loin d’être honteux.

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