Daydream Nation

Film canadien

Date de sortie : 2010 (mais aucune idée s’il sort en salles en France, ou s’il est déjà sorti, les informations sur le net sont plutôt rares à son sujet)

Note : 3/5

Dans une petite ville perdue au milieu de nulle part, un tueur en série s’amuse à terroriser les jeunes filles et leurs familles. Elles sont plusieurs à avoir été retrouvées sans vie, lâchement assassinées par un homme vêtu de blanc. De plus, un feu industriel brûle nuit et jour ce qui a tendance à pourrir l’air que ce petit monde respire. C’est justement dans cette petite ville plutôt bizarre qu’arrivent Caroline Wexler et son père. En arrivant à Hargrove High, Caroline se sent légèrement en décalage. Femme fatale malgré son jeune âge, elle ne s’intéresse pas aux garçons de sa classe mais plutôt à un de ses professeurs, Barry Anderson qu’elle va séduire. En parallèle, un élève, Thurston Goldberg jeune puceau timide, tombe sous le charme de la belle Caroline.

Daydream nation est un premier film. La majeure partie du long métrage est racontée par Caroline, le personnage principal, celle sur qui tout repose (l’actrice, Kat Dennings, toute en lèvres pulpeuses et en mode « y a du monde au balcon » est l’atout charme de l’histoire). Le film se déroule pendant un laps de temps relativement court. Sa narration est linéaire si on excepte quelques anecdotes dont Caroline entrecoupe son récit. Les petites histoires annexes sont introduites sous forme de chapitres ce qui est sympa, ludique, mais déjà vu ailleurs. L’esthétique du film m’a semblé soigné. Les images sont belles, la lumière, douce. L       ‘ambiance dans laquelle les personnages évoluent est étrange, mi-mélancolique, mi-nostalgique. Étrangement, cela m’a fait penser (en moins intense et moins hypnotisant), à l’ambiance de Virgin suicides.

Lors de sa sortie durant des festivals, des journalistes en avaient fait des critiques élogieuses, sous entendant que ce film rappelait l’œuvre de David Lynch ou que Daydream nation était une sorte de Donnie Darko. Alors franchement, là, je dis n’importe quoi ! Daydream nation a certes des qualités mais on ne mélange quand même pas les torchons et les serviettes. En effet, si la première partie du film,autrement dit l’histoire du triangle amoureux, se tient plutôt pas mal (mais est ce si intéressant que ça ?), la suite, c’est-à-dire le passage au pseudo thriller à la mord moi le nœud est un peu plus difficile à gober. Cela fait artificiel, comme si l’auteur avait voulu mêler romance et suspens juste pour se faire plaisir. Ce qui m’a principalement gênée dans ce film c’est que :

–          Je n’ai pas cru en l’histoire d’amour entre C      aroline et Thurston

–          Je n’ai pas vu l’intérêt d’introduire cette histoire de tueur en séries qu’on voit 30 secondes et qui n’apporte vraiment rien à l’affaire

–          J’ai passé mon temps à chercher un fil directeur, une raison. À attendre qu’un fait intéressant vienne enfin bousculer les évènements, mais il ne s’est rien passé.

À un moment, j’ai même espéré que la fin du film nous offre une conclusion traumatisante, quelque chose de fort qui aurait placé le film sous un angle différent. Mais là aussi, j’ai été déçue et je suis restée sur ma faim.

Cela m’a tout de même fait plaisir de revoir Andie McDowell. Ce n’est pas qu’elle est mon actrice préférée, loin de là, mais je la trouve malheureusement très peu présente au cinéma dernièrement. Les acteurs sont globalement tous bons, les personnages sont intéressants mais il manque franchement quelque chose à ce film pour devenir un vrai BON film. Il se regarde néanmoins sans trop de souffrance.

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