Dans ton sommeil

Film français

Date de sortie : 24/03/2010

Note : 2/5

Il n’y a encore pas si longtemps, Sarah vivait des jours heureux avec son mari (apparition éclair de Jean-Hugues Anglade) et son fils qui s’apprêtait alors à passer le bac. Ce dernier meurt brusquement et très violemment (drôle de suicide d’ailleurs…).

On retrouve Sarah un an plus tard, dans la même maison de campagne un peu isolée, mais seule cette fois puisqu’elle semble s’être séparée de son mari entre temps. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, dépressive, rendue translucide par la fatigue et le chagrin. Un soir, sur le chemin du retour, entre l’hôpital où elle travaille et son domicile, elle renverse Arthur, 18 ans. Elle n’a pas le temps de réagir. Le jeune homme se relève bien vite, indemne, et lui hurle de repartir en voiture avec lui, et le plus vite possible, car quelqu’un le poursuit et veut le tuer…

Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce film, mais pas que je l’ai détesté pour autant…Encore choquée par la mort étrange du fils en début de film, j’ai passé mon temps à chercher une réponse à ce fait dans la suite, sans la trouver et ce, sans doute parce qu’il n’y en a pas. Première incompréhension. Ensuite, difficile de donner raison au personnage que joue Anne Parillaud. On a bien compris qu’elle projette l’image de son fiston décédé en Arthur et qu’elle a envie de jouer à la maman avec lui… mais  ne comprend pas pourquoi elle reste avec lui une fois qu’elle a compris de quoi il en retourne vraiment.

Les flash-back explicatifs étaient de trop. De plus, ce qui est carrément dommage, c’est que le scénario a tendance à vouloir se la jouer un peu intello. Au lieu de nous livrer une histoire brute, on cherche à la rendre complexe de manière artificielle, à donner aux personnages et à leurs agissements une dimension psychologique qui les rend plus ridicules qu’autre chose. On n’y croit pas une seconde. Certaines scènes frôlent inconsciemment le comique et on s’ennuie vite, déçus de ne pas retrouver l’intensité des cinq premières minutes du film. Ça aurait pu être génial, ça reste passable. Même pas peur !

Le personnage principal, tueur froid et détaché, m’a fait penser aux deux jeunes hommes qui officient dans Funny Games de Haneke et qui vont de maison en maison pour exterminer sournoisement les familles heureuses qui y vivent. Gratuitement et sans raison. Un peu comme quand Lafcadio balance le pauvre Amédée Fleurissoire du train en marche dans le roman Les Caves du Vatican. L’acte gratuit, c’est tellement charmant…Pourtant, Arthur finira-t-il torturé par le remords comme le héros du roman de Gide ? L’histoire ne le dit pas mais au vu des dernières images du film, il semble avoir encore de beaux jours devant lui…

2 comments

    • petiteconne says:

      Ben je l’ai trouvé par hasard, en cherchant des films d’horreur à mater… Mais faut dire qu’à ma grande honte, je me tiens plus trop au courant de ce qui sort…

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