Critique Yves Saint Laurent

Sortie : 8 janvier 2014

Je ne connaissais pas grand-chose de la vie d’Yves Saint Laurent et c’est donc pleine de curiosité que j’ai mis les pieds dans la salle de cinéma. Sans être une accro à la mode ou à cet univers que je ne connais pas, j’aime bien les défilés et la haute couture (surtout les anciennes maisons comme Dior ou Chanel) qui m’ont toujours semblées auréolées d’une grande élégance et d’un glamour qui fait rêver.

Inutile de parler 107 ans du contenu du film : ce biopic nous raconte la vie et l’évolution d’un jeune homme particulièrement doué. D’Oran aux podiums parisiens, il traine son talent et ses névroses au gré de ses rencontres amoureuses et amicales.

Je me suis laissée porter par l’histoire. Les deux acteurs principaux, Pierre Niney et Guillaume Galienne m’ont époustouflée. Enfin surtout Pierre Niney que j’ai trouvé excellent et vraiment inspiré. En le voyant parler et évoluer tout au long du film, j’ai imaginé la somme de travail qui a du être la sienne. Les faits sont pourtant là : il s’est coulé dans le corps et la vie d’Yves Saint Laurent avec brio. A part ces deux acteurs, je ne retiendrai pas grand-chose du casting, si ce n’est la présence de Charlotte Lebon. Elle incarne Victoire Doutreleau, mannequin et muse de Christian Dior, puis de YSL.

Il est évident que ce film met en avant la relation amoureuse entre YSL et Pierre Bergé. Il faut dire qu’elle est très romanesque, très belle malgré ses zones d’ombres assez nombreuses… J’ai pourtant regretté que le film vire assez rapidement au défilé des amants. A l’anecdote. Evidemment, dans ce genre de film, le privé se mélange au public mais Yves Saint Laurent tourne finalement très vite à vide. Durant le visionnage, je me suis laissée emportée par les vêtements, les défilés, les dialogues et les reconstituions historiques mais avec du recul, je suis extrêmement frustrée car il manque beaucoup d’informations sur YSL.

A la fin du film, quelques phrases nous informent que YSL a révolutionné la mode féminine mais le film nous explique à peine pourquoi. Tout ce dont je me souviendrais, c’est que YSL avait des soucis de drogue, d’alcool, qu’il aimait coucher à droite, à gauche et qu’il était souvent très triste. (Ce portrait d’artiste torturé, c’est d’un classique !!).

Si j’ai regardé Yves Saint Laurent avec un certain plaisir, je suis un peu déçue car il manque de consistance. Je suis donc assez curieuse de découvrir Saint Laurent, de Bertrand Bonello dont la sortie est prévue en octobre 2014. Le casting (Gaspard Ulliel, Léa Seydoux, Louis Garrel) me convient mieux (par goût personnel, bien sûr) et j’aime aussi l’idée que ce film se concentre sur les années 1965-1976 qui ont été particulièrement glorieuses pour YSL. Il y aura peut être plus de fond.

2 comments

  1. auroreinparis says:

    Je suis d’accord, ce film manque cruellement de fond. Est-ce un parti pris de se concentrer sur la partie amoureuse de l’histoire de l’homme ? Les deux acteurs sont formidables mais le film me semble bien plat aussi, même si je ne me suis pas trop ennuyée.

    • Audrey says:

      Si c’est un parti pris, je trouve ça dommage de réduire la vie de cet homme à ça… J’étais venue voir autre chose mais j’ai quand même passé un bon moment, j’avoue.

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