Critique Wish i was here (Le rôle de ma vie)

Sortie : 13 août 2014

En grand fan de Zach Braff, mon cher et tendre n’a pas hésité à participer à la campagne kickstarter dans laquelle s’est lancée l’acteur/réalisateur il y a quelques mois pour financer son nouveau film. Grâce à sa participation, nous avions droit à un tee-shirt chacun, quelques photos mais surtout à l’opportunité de participer à l’avant première parisienne du film en présence de Braff. Je commençais déjà à me la péter sur les réseaux sociaux quand j’ai appris que l’avant-première était avancée et qu’elle coïncidait pile poil avec notre départ pour la Crète (oui, j’ai vraiment une vie difficile). Adieu Zach, adieu avant-première, adieu petit séjour parisien qui me faisait bien envie… Le destin en a voulu autrement. Et nous avons finalement vu le film après tout le monde (enfin plus d’une semaine après sa sortie).

Aidan ne vit pas les plus beaux jours de sa vie. Son père vient de tomber gravement malade, son couple bat un peu de l’aile, son frère a coupé les ponts avec la famille et son rêve de devenir comédien a définitivement pris l’eau. Rattrapé par ses responsabilités d’adulte, il va enfin devoir faire face.

La première partie du film m’a vraiment enthousiasmée (je n’ai pas regardé ma montre donc je ne saurais vous dire comment de temps ce bonheur a pu durer). Les personnages sont excellents, les dialogues sont divins, la mise en situation, parfaite. J’y ai retrouvé ce ton particulier, cette touche très personnelle qui n’appartient qu’à Zach Braff. Que d’humour, que d’étincelles, que de maitrise… Ce film m’a semblé parfait (notamment grâce aux deux acteurs qui jouent les enfants d’Aidan). Quant à tout ce qui touche à la religion juive et à la spiritualité, un thème omniprésent et traité avec un humour grinçant particulièrement drôle, cela ne m’a pas dérangé outre mesure.

Puis à partir d’un certain point, le rythme retombe, le pathos fait surface pour de bon et le film perd en charme et en saveur. Je n’aime pas trop les films qui parlent de la mort et de la maladie (vous n’en trouverez pas beaucoup sur ce blog). Sans doute parce que sont deux thèmes que je n’ai pas envie de retrouver dans la fiction. Si je comprends bien évidemment le besoin de parler de ces sujets qui sont de toute manière liés à nos existences, je trouve aussi que c’est une bonne manière de nous soutirer des émotions sans trop se fouler. Le film de Braff n’échappe pas à la règle. Je pense qu’il aurait pu parler de ce fameux (et tardif) passage à l’âge adulte avec brio sans faire mourir un personnage pour autant.

Malgré quelques lourdeurs, quelques larmes faciles et son côté prévisible Le rôle de ma vie n’est pas exempt d’une certaine poésie et de nombreuses qualités. J’avais peur qu’il soit trop long mais ses 1h47 sont passées sans réelles difficultés. Il n’est pas tout à fait à la hauteur de mes attentes mais ces dernières étaient très hautes, comme pour de nombreux fans je pense ! Je ne suis pas une inconditionnelle de Garden State mais je me suis sentie beaucoup plus touchée par l’histoire de ce dernier (même si j’ai toujours trouvé ce film un poil trop long) que par celle de Wish i was here.

6 comments

  1. auroreinparis says:

    J’ai exactement le même avis que toi sur ce film, une première partie enthousiasmante, dotée d’un humour mordant, de personnages atypiques, mais la seconde partie, quel dommage … J’ai décroché, je me suis emmerdée, et j’étais vraiment désolée d’autant plus que ça avait si bien démarrer !!

    • Audrey says:

      On est donc plus ou moins d’accord ! 🙂 Seul bémol à notre entente : la seconde partie ne m’a pas ennuyée et je n’ai pas décroché. Mais je conviens qu’elle est beaucoup beaucoup moins intéressante 🙁

  2. lujena says:

    ça y est! Vu enfin hier soir en VOST.
    Bon.
    Eh ben déçue.
    Ouiiii un peu honte de le dire, mais… déçue.
    Mais contrairement à toi, moi c’est les 45 premières minutes que j’ai trouvées looooongues. J’ai coupé, remis, coupé, remis…… A chaque fois pour faire autre chose.
    En fait, à partir du moment où il emmène ses enfants dans le désert, là, j’ai commencé à m’intéresser au film.
    Et pourtant… mon p’tit Zach, tu sais comme je l’aime, et comme j’idolâtre « Garden State »! Mais bon, voilà… ça arrive.
    Mais les acteurs sont tous excellents, les gamins comme Kate Hudson!

    • Audrey says:

      Moi c’est justement à partir de ce moment là que j’ai décroché… comme quoi !
      JS a été un peu déçu aussi, surtout qu’il idolâtre Zach également…. Moins fan de Garden State, je suis tombée de moins haut… Mais ce n’est pas un mauvais film pour autant !

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