Critique Une histoire américaine

Sortie : 11 février 2015

Une histoire américaine a été ma seconde séance ciné de la semaine dernière. Je tenais à le voir parce que j’apprécie son acteur principal : Vincent Macaigne.

Vincent et Barbara étaient en couple. Vincent a suivi Barbara à New York mais voilà, elle ne veut vraiment plus de lui. Elle a trouvé un nouveau mec, un américain, et elle entend bien éjecter Vincent de sa vie. Elle veut qu’il rentre à Paris. Sauf qu’évidemment, Vincent ne l’entend pas de cette oreille…

Au départ, Une histoire américaine était un court métrage : Kingston Avenue. Puis, c’est devenu un film d’1h26 car on y a ajouté une seconde partie, le but étant de retrouver Vincent après quelques temps. Quelque part, je me demande si le film, malgré sa durée tout à fait raisonnable, n’aurait pas gagné à être encore plus court. Vous commencez à me connaître : je n’aime pas quand les histoires traînent en longueur et j’ai trouvé que les 20-25 dernières minutes étaient peut-être les moins intéressantes du film.

Vincent Macaigne incarne encore le même type de personnage. Un personnage à la fois mélancolique et burlesque. Un trentenaire pataud, paumé et aussi attendrissant qu’agaçant (parfois). Il faut le voir s’accrocher à Barbara, refuser de comprendre l’évidence, revenir à la charge, encore et encore…et continuer à insister, même quand son amour propre devrait lui dicter de s’arrêter. Ce personnage est pathétique mais il a ce petit quelque chose qui fait qu’on ne peut se moquer de lui pour autant.

Avec ses airs de chien battu malheureux, Vincent traîne dans New York et va faire la rencontre de la charmante Sofie, une danoise, elle aussi expatriée. C’est à partir de là que le film m’a surprise. Je ne vais pas vous dévoiler toute l’histoire mais je m’attendais à ce qu’une nouvelle love story remplace la première. Que l’amour revienne après la rupture. Mais non. Une histoire américaine raconte l’obsession maladive d’un homme pour une femme. Point. Un homme qui n’a plus rien à faire à New York mais qui va quand même rester dans ce pays étranger, juste pour habiter la même ville que son ex.

La caméra survole sans cesse New York, ville immense avec ses gens, ses ponts, ses rues sans fin dans lesquelles notre héros n’est rien d’autre qu’une petite fourmi. Ici, il n’est pas question du fameux rêve américain, ni de la folle vie des new yorkais… On traîne plutôt dans les zones d’ombre d’une ville magnifique mais qui n’a plus aucun intérêt pour Vincent depuis que Barbara l’a lâché. Une histoire américaine est donc un drame plus qu’une comédie, même s’il nous arrache de temps en temps quelques sourires, voire quelques rires.

Personnellement, j’ai trouvé que le film n’était pas toujours super bien filmé. Du moins, que l’image était souvent un peu moche car très réaliste, très quotidienne et parfois, très terne. Il n’y a pas de fioritures, c’est parfois assez brut mais après tout, pourquoi pas !

Si ma critique vous a donné envie de voir le film pour vous faire votre propre avis, je vous conseille de vous dépêcher ! Il est sorti la semaine dernière et il s’agit d’un petit film : filmé et monté avec un budget dérisoire, il ne va certainement pas rester longtemps à l’affiche et bientôt, vous ne pourrez plus le croiser sur grand écran.

2 comments

  1. auroreinparis says:

    Je ne savais même pas qu’il était sorti, et je crois qu’il ne passe même plus à Chatelet où il y a pourtant 37 salles … Dommage ! Je n’ai finalement pas vu bcp de films avec Macaigne.

Laisser un commentaire

CommentLuv badge