Critique Une femme sans peur, de Lee Jackson

Il y a quelques jours, j’ai fait la découverte de Lee Jackson avec Le cadavre du Métropolitain. Après une escale du côté de l’oeuvre d’Ann Granger, je suis donc revenue du côté de Mr Jackson avec la lecture d’Une femme sans peur. Encore un polar victorien, oui oui.

Si j’avais globalement apprécié Le cadavre du Métropolitain, j’avais quand même eu quelques soucis avec les personnages mis en scène (pas vraiment charismatiques) et avec le rythme de l’intrigue.  Une femme sans peur n’a pas ces défauts et m’a donc laissé un souvenir moins périssable.

Nous sommes en 1852, à Londres. Sarah Tanner vient de s’installer dans une petite échoppe qu’elle a retapée et qu’elle tient d’une main de fer… Discrète, la trentaine, plutôt jolie, elle a l’air d’être sans histoires mais a déjà un lourd passé derrière elle. Un soir, elle reçoit la visite surprise de Georgie, un escroc et ancien ami, une rencontre qui lui renvoie son passé en pleine figure. Oui mais voilà, en sortant de chez elle, Georgie se fait violement assassiner. Bouleversée, Sarah décide de prendre l’affaire en main et replonge alors dans les bas-fonds malfamés de Londres qu’elle avait pourtant tout fait pour quitter.

Lee Jackson nous entraîne encore une fois du côté des quartiers populaires avec tout ce qui s’ensuit. Sarah Tanner est peut être une femme instruite, capable de s’exprimer admirablement, elle n’en reste pas moins une fille de la rue. Oui, c’est assez sordide comme décor, vous êtes prévenu mais j’avoue que ce mon côté, c’est en partie pour ça que j’ai eu envie d’ouvrir le bouquin.

Sarah Tanner est un personnage assez mystérieux bien que classique dans ses grands traits puisqu’elle incarne un peu ces personnages féminins forts et déterminés, qui n’ont besoin de personne pour se frotter à de nouvelles embrouilles et pour s’en sortir. Elle forme un duo plutôt sympathique avec le vieux Ralph, un duo auquel vient s’ajouter la jeune Norah, créature naïve ainsi qu’un peu trop…cruche ? Tout autour d’eux, toute une galerie de personnages mesquins, inquiétants, menteurs et j’en passe… Une bonne brochette de mauvaises fréquentations quoi !

Concernant l’enquête en tant que telle et bien je l’ai trouvée plutôt intéressante et prenante. Il y a vraiment du suspens (même si encore une fois, je n’ai pas été convaincue à 200% par l’enchaînement des événements) et de l’action. L’ensemble tient plutôt bien la route mais j’éviterai de rentrer dans les détails sous peine de vous dévoiler l’intrigue. Sachez que jusqu’aux dernières pages des révélations vous seront faites !

Sarah Tanner est également l’héroïne de L’ange de Leather Lane, un autre roman de Lee Jackson que je lirais avec plaisir lorsque l’occasion se présentera.

2 comments

    • Audrey says:

      Ma lecture commence à dater un peu mais selon mes souvenirs Sarah était tout simplement une prostituée. Enfin elle bossait dans un bordel (mais pas le bordel sordide, une maison close correcte) et s’en est enfuie afin de se refaire une virginité et d’ouvrir son propre pub. Mais le passé de Sarah n’est pas la trame principale de l’histoire, loin de là. On comprend que c’est juste une femme qui a galéré dans la vie mais qui a toujours cherché à s’en sortir et surtout, à être indépendante.

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