Critique Un étranger dans le miroir, Anne Perry

« Il y a toutes sortes d’épreuves, et bien des façons de les surmonter. Ne croyez pas, si vous en connaissez une, pouvoir les juger toutes. Vous aspirez ardemment à améliorer le sort de votre prochain. Soyez bien consciente que la seule manière d’aider les gens est de les encourager à être ce qu’ils sont, et non ce que vous êtes. Je vous ai entendue dire : « Si j’étais vous, j’aurais fait ceci ou cela. » Mais je ne suis pas vous, et mes solutions ne sont pas forcément les vôtres ». 

12032943_775502045905587_2088965847077024935_n

Même si l’année n’est pas encore terminée, je crois que 2015 aura été celle de ma rencontre avec l’une de mes auteurs préférés !!

Je vous ai déjà parlé plusieurs fois d’Anne Perry et de sa série Charlotte et Thomas Pitt… mais il y a quelques temps, en achetant un lot, j’ai récupéré aussi quelques volumes appartenant à la série William Monk.

Nous sommes toujours dans le Londres victorien… mais 30 ans avant les aventures de Charlotte et de son mari, soit entre 1850 et 1860. Le paysage est donc sensiblement le même… même si forcément, on note quelques différences d’ordre historique.

Pour qui aime ce genre de littérature, Un étranger dans le miroir est un pur délice !

L’histoire

Dans ce 1er volume, nous faisons la connaissance de l’enquêteur William Monk. Notre héros se réveille à l’hôpital, totalement amnésique à cause d’un accident de cab. Il ignore son nom, son visage, son métier, ses relations. Comprenant vite que son supérieur veut sa perte (et sa peau), William Monk fait pourtant semblant de n’avoir aucun trou de mémoire embarrassant et reprend très vite du service. On le balance sur une affaire irrésolue avec Evan, un nouveau coéquipier : un jeune aristocrate a été battu à mort dans son appartement… mais personne n’a vu de tueur entrer.

Un anti héros passionnant

Vous feriez quoi, vous, si en retrouvant peu à peu la mémoire, vous vous rendiez compte que vous étiez un connard/une connasse et que personne ne vous aimait vraiment ?

En parallèle de son enquête professionnelle, Monk enquête sur sa propre histoire, sa propre personnalité. Il va chez sa sœur qu’il n’a pas vu une fois en 8 ans, cherche à connaître l’identité de la femme de l’église, part à la recherche de vieux dossiers et se rendra finalement compte que tout est lié…. mais comment ? Pour le savoir, il faudra lire le roman !

Vous l’aurez compris, Monk  n’est pas forcément un personnage sympathique… Doté d’yeux gris perçants, brun, grand, toujours bien habillé, il vient du peuple mais semble visiblement soucieux de son image et souhaite se hisser au coeur de la haut société. Bref, notre Monk voudrait que les aristocrates le prennent au sérieux, mais c’est pas gagné !

Avoir perdu la mémoire rend Monk plus fragile et donc, plus attachant. Si on découvre que sa personnalité n’a rien d’enthousiasmant, on se demande si cette perte de mémoire ne va pas lui offrir une seconde chance dans la vie.

Une enquête super bien ficelée

J’aime bien lire les Charlotte et Thomas Pitt mais je leur trouve toujours un petit bémol, par ci par là. Je leur resterai forcément très attachée mais… ce premier volume de la saga Monk m’a semblé franchement plus intéressant, mieux écrit, passionnant de bout en bout et moins cliché.

Je ne vous parlerai pas de l’intrigue pour garder le secret mais sachez qu’elle est vraiment bien ficelée et ce, jusqu’aux dernières pages (même si j’avais deviné une chose ou deux). Monk rencontrera notamment Hester Latterly, 30 ans, célibataire, devenue infirmière durant la guerre de Crimée et qui n’a visiblement pas sa langue dans sa poche. Un personnage féminin haut en couleurs donc, original et fonceur. J’adore ! J’adore aussi sa rencontre explosive avec Monk et je sais d’avance qu’on la reverra dans les volumes suivants.

En conclusion

Encore un excellent polar victorien de la part de notre chère Anne Perry. Si j’ai eu un peu de peine à rentrer dans l’histoire au début, je suis convaincue à 100% par ce premier volume et rêve d’en dévorer d’autres !!!

thrillerpolar-pativore2

7 comments

    • Audrey says:

      Si tu aimes les polars victoriens, tu vas beaucoup aimer ! Et ce qui est génial, c’est que la saga est déjà longue donc tu ne manqueras pas d’idées de lectures !

  1. Janeeyre says:

    J’adore aussi Anne Perry, les enquêtes sont toujours très intelligentes, et il y a toujours un petit regard critique sur la société victorienne et parfois même sur la notre! J’aime beaucoup son style aussi, raffiné mais pas fluide. Bref, c’est une de mes valeurs sûres :)! Pour l’instant je suis au tome 4 des enquêtes de Monk donc il me reste du temps avant »avoir fait le tour!

Laisser un commentaire

CommentLuv badge