Critique Un avion sans elle, Michel Bussi

En décembre 1980, un avion s’écrase sur le Mont Terrible. Aucun survivant. Enfin si, un bébé de 3 mois environ s’en est sorti miraculeusement. Or, deux bébés étaient censés être dans cet avion : Lyse-Rose de Carville et Emilie Vitral. Lequel des deux a survécu ? A une époque où les nouvelles technologies n’étaient pas encore à l’honneur, les chargés de l’enquête auront bien du mal à identifier l’enfant. 18 ans plus tard, le doute subsiste toujours !

Que les choses soient claires : je n’ai rien contre Michel Bussi et absolument rien contre ses lecteurs. Néanmoins, après avoir lu deux romans de l’auteur, je dois vous avouer une chose : je ne suis vraiment pas fan du tout de son style et comme en littérature, le style est quand même important, je peux donc conclure assez simplement : je n’aime pas lire du Michel Bussi.

En terminant Un avion sans elle, j’ai eu le même sentiment qu’en terminant Nymphéas Noirs il y a quelques mois. Une conclusion du genre : « j’aime pas mais c’est quand même plutôt bien pensé ». En effet, malgré pas mal de bémols, je ne peux pas dire que l’histoire de ce roman ne tient pas la route. Je ne peux pas dire qu’il n’y a pas de l’idée. J’ai aimé le thème de départ et j’ai quand même été intéressée par la finalité de l’intrigue mais entre le début et la fin, et bien je me suis quand même passablement ennuyée.

Pourquoi ? Déjà parce que je n’ai aimé aucun personnage. Pour moi ils sont vraiment sans intérêt. Marc ? Un brave type bien élevé mais sans charisme et totalement fade. Lylie ? Presque inhumaine ! Belle, bien foutue, intelligente… une créature de papier sortie tout droit des fantasmes de l’auteur (tout comme Stéphanie dans Nymphéas Noirs dont la plastique faisait déjà l’objet de maintes réflexions gourmandes). Malvina ? Une méchante tellement clichée qu’elle semblait tout droit sortie d’un dessin animé ! Quant à l’opposition des deux familles (méchants riches vs gentils pauvres), il fallait quand même oser…

Si je trouve les dialogues de Bussi un poil trop plats, la construction du roman m’a semblé également bizarre et un poil rébarbative car sujette à de très nombreuses répétitions. Nous lisons le journal d’un détective privé, Mr Crédule Grand Duc, aux côtés de Marc qui part à la poursuite d’Emilie. Entre deux sessions lectures (qui nous permettent de nous replonger dans une enquête longue de 18 années), nous revenons au présent pour suivre Marc, Malvina, Emilie… Les évènements en train de se dérouler dans le présent prennent sens grâce à la lecture des évènements passés.J’ai eu l’impression qu’on nous expliquait deux ou trois fois les mêmes choses, histoire de s’assurer qu’on avait bien compris où l’auteur voulait en venir. C’est un peu lourd à la longue…

Une fois passée l’introduction, super longue, censée nous expliquer le drame, on plonge dans l’action mais celle-ci ne se révèlera vraiment intéressante et prenante que lors des 200 dernières pages (pour voir large).

Les fans de Michel Bussi ont dû s’éclater avec cette lecture simple et au sujet original. Je reconnais les qualités du roman sans pouvoir adhérer : il y a trop de points qui dérangent la lectrice que je suis. Beaucoup plus recherché, Nymphéas Noirs est quand même vraiment un niveau au-dessus !

8 comments

    • Audrey says:

      Son tout dernier, Maman a tort, a l’air pas mal aussi ! Mais je te conseille vivement Nymphéas Noirs pour commencer en effet ! Après tout dépend des goûts. Cet auteur a beaucoup beaucoup beaucoup de lecteurs donc il peut plaire ! Je ne suis pas la mieux placée pour donner envie de lire ses œuvres ! 🙂

  1. Zofia says:

    Ca m’a pas choqué quand je l’avais lu mais il me semble que je n’avais pas trop apprécié Marc non plus…
    Pour l’instant, j’ai vraiment préféré N’oublier jamais. Mais je compte bien lire les autres 😉
    Zofia Articles récents…Jour 6My Profile

  2. Marie says:

    Je suis d’accord avec toi sur cette critique, je n’ai pas beaucoup aimé Un avion sans elle, pas plus que N’oublier jamais d’ailleurs. Je pensais renoncer à lire du Michel Bussi, mais d’après ce que tu dis (et d’autres critiques que j’ai lues), Nymphéas Noirs me tente bien (d’autant plus que j’adore Monet et Giverny…)

    PS: Le nom de ton blog, c’est en référence à la réplique de Drew Barrymore dans le film Donnie Darko?

    • Audrey says:

      Oui c’est bien une référence à Donnie Darko ! 🙂

      Si tu aimes Monet et Giverny, tu devrais mieux accrocher à Nymphéas Noirs, c’est certain ! L’intrigue est également beaucoup plus intéressante !

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