Critique Un assassinat de qualité, d’Ann Granger

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Parfois, le hasard fait bien les choses.

Je me promenais tranquillement dans une librairie et comme toujours, mes pas m’ont menée jusqu’aux rayon des dernières sorties de romans policiers. Je suis assez vite tombée sur Un assassinat de qualité à cause de sa couverture, que j’ai d’emblée trouvée très belle. Du coup, je retourne le bouquin pour savoir de quoi il parle. Je vois « Londres, 1867  » et je comprends qu’il est fait pour moi ! Quelle chance ! Direct, je l’embarque !

Me voilà donc avec un roman d’Ann Granger. J’apprends finalement qu’il s’agit d’une série et du 3ème roman mettant en scène l’inspecteur Benjamin Ross et sa femme, Élisabeth. J’arrive un peu après la bataille mais comme il est possible de les lire dans le désordre, j’ai évité le pire !

L’histoire est la suivante : un soir d’octobre, l’inspecteur Ben Ross de Scotland Yard s’apprête à aller rejoindre sa femme. Un fort brouillard a envahi Londres depuis quelques heures et circuler en ville est un cauchemar : on n’y voit absolument rien ! Sur un pont, Ben croise un homme étrange. Le lendemain matin, le brouillard s’est dissipé et a révélé un cadavre dans Green Park. Allegra Benedict n’avait pas la trentaine. Elle est était encore jeune, belle…mais a terminé sa vie derrière un buisson, étranglée. Son mari, un marchand d’art de Piccadilly est le suspect numéro 1 mais Ben se rend vite compte que la jeune femme n’avait pas que des amis…

Un assassinat de qualité n’est peut-être pas le polar le plus prenant du siècle mais il n’en reste pas moins tout à fait honorable dans son genre. J’ai suivi l’enquête de Ben et Lizzie avec plaisir. J’ai aimé rencontrer ces deux personnages ainsi que leur bonne, Bessie. J’ai apprécié la peinture du Londres du 19ème, le mystère qui plane, les scènes pittoresques, Daisy la prostituée, les collègues de boulot de Ben ainsi que toute la bande des réunions de la Tempérance avec leur morale hypocrite.

Ann Granger se sert de Lizzie et de Ben pour faire avancer les différents pans de l’histoire même si Ben, en sa qualité d’enquêteur officiel, se voit attribuer beaucoup plus de chapitres que sa femme. Le style de l’auteur reste toujours clair, facile à lire sans être simpliste et suffisamment évocateur pour nous séduire. Les dialogues sont nombreux et le ton reste toujours vif, c’est plaisant ! L’intrigue évolue de page en page, Ben va de gauche à droite, tente des coups, perd, recommence ailleurs mais je vous rassure : il finira par trouver le coupable (que je n’avais pas suspecté pour ma part)! Il faut avouer que les conventions de l’époque victorienne ne facilitent pas toujours le bon déroulement d’une enquête de police !

Vous l’aurez compris : j’ai beaucoup aimé ce roman et je compte bien me procurer les deux autres volumes dans les semaines qui arrivent ! Si vous aimez l’époque victorienne et les « polars en costume », je vous le conseille !

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