Critique Twelve

Sortie : le 8 septembre 2010

J’avais déjà vu Twelve il y a quelques temps. Il était presque sorti de mon esprit…mais s’est rappelé à mon bon souvenir alors que j’étais en train d’analyser la filmographie de Rory Culkin. Comme il m’avait laissé une bonne impression, j’ai décidé de profiter de ce début d’été pour le revoir. L’histoire m’est d’ailleurs revenue au fur et à mesure.

Le twelve, c’est la drogue qui fait fureur chez les gosses de riches de New York. White Mike, jeune dealer, n’en vend pas à ses anciens camarades d’école bien que les demandes soient de plus en plus pressantes. Après la mort de sa mère, il a quitté son école privée de l’Upper East Side et occupe ses journées à vendre et à encaisser l’argent. White Mike est un solitaire, à présent en décalage avec ses anciens amis. Il n’a plus le même niveau de vie. Il ne boit pas. Il ne se drogue pas. Il ne fréquente pas les fêtes et passe comme une ombre. C’est un bon dealer. Tout commence à déraper la nuit où Charlie, son cousin, se fait assassiner.

Si vous aimez les histoires d’adolescents désabusés et dépravés, vous allez aimer Twelve. Le message inscrit sur l’affiche résume bien l’idée du film « Ils ont tout. Ils veulent plus ». Apathiques, totalement amorphes, blasés de tout…ces jeunes ne pensent qu’au sexe, à la drogue et à l’alcool. Il n’y en aura pas un pour rattraper l’autre, ou presque. A cela on ajoute une histoire de meurtre un peu glauque dont les répercutions seront plus ou moins importantes en fonction des personnages concernés.

Twelve est pourtant beaucoup plus intéressant qu’un simple film sur ces jeunes friqués en péril, notamment grâce à la prestation des trois acteurs principaux.

En ligne de mire, nous avons White Mike, un mec étrange et plutôt charismatique. C’est lui raconte l’histoire. Il fait d’ailleurs le lien entre les nombreux personnages dont on suit le parcours. Il est incarné par Chace Crawford, apparemment connu pour son rôle dans Gossip Girl. Dans ce film, sa prestation n’est pas extraordinaire mais reste juste et convaincante. Apparemment, il sait faire autre chose que le beau gosse. J’ai aimé voir son personnage déambuler dans New York au gré des coups de fil de ses clients.

Si Twelve mêle action, suspens, enquête policière… il nous parle également des amours adolescentes, notamment par le biais d’Emma Roberts (la nièce de Julia, d’ailleurs) qui incarne la fille la plus naturelle et la plus gentille du film. Repoussée par Mike, son ami d’enfance, elle nourrit des sentiments plus qu’affectueux à son égard. Elle est un peu un oasis de fraîcheur et de naïveté dans un monde qui pue la corruption et le snobisme. Rory Culkin incarne quant à lui Chris, le petit frère frêle et timide en quête d’amour et de regards. Bien entendu, il ne fera  pas le poids face à un grand frère… légèrement survolté. Quant aux autres acteurs, ils ne laissent pas un souvenir impérissable, il faut bien l’avouer.

Le scénario est peut-être un peu vide, j’en suis consciente, les clichés un peu présents et la narration à la 3ème personne un peu trop lourde mais le tout tient la route. A mes yeux, ce film  ne mérite pas les critiques de la presse qui a été plutôt salope avec lui.

En bref, Twelve est un film qui n’est pas exempt de poésie et d’une certaine mélancolie mais il n’est pas vraiment original. Difficile de s’émouvoir pour ces gosses pourris gâtés et ce, malgré les épisodes tragiques qui ponctuent le film. A voir donc, mais sans s’attendre à une grosse claque cinématographique pour autant.

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