Critique To Rome with love

Sortie : 04/07/2012

Note : 3/5

Le résumé : Au cœur de la ville de Rome et de son décor merveilleux, plusieurs histoires. Des jeunes mariés en voyage, un couple d’américain venus voir leur fille sur le point de se marier avec un italien, un chanteur de salle de bains devenu star d’opéra et un homme, célèbre malgré lui.

Ce que j’ai aimé : Cela fait à peu près sept ou huit ans que j’ai pris l’habitude de voir tous les Woody Allen à leur sortie. Cette année, on m’avait dit que ça allait pas être top du tout alors j’y suis allée oui mais à reculons, légèrement apeurée à l’idée de voir un très mauvais film.

Au final, c’est loin d’être une catastrophe et ce, même si ce n’est absolument pas le meilleur Woody, ni le plus savoureux d’un point de vue dialogue. Mais faut-il aimer un film pour ce qu’il est vraiment, indépendamment du reste ou alors faut-il forcément le comparer avec les anciennes créations du réalisateur ?

Après Londres, Barcelone et Paris, Allen se consacre à Rome, une ville ô combien magnifique, ô combien romanesque et haute en couleurs. Ce film est une ode à l’Italie et à la beauté de ses monuments, de ses rues, de ses gens.

Au milieu de ça, des acteurs toujours agréables à retrouver tels qu’Ellen Page, Penelope Cruz, Roberto Benigni ou Woody Allen lui-même dans un de ces personnages dont il a le secret. Les histoires qu’on nous donne à voir, très fantaisistes, voire totalement absurdes, appartiennent à un univers fait de quiproquos que j’aime bien. Mon histoire préférée est sans nul doute celle des trois jeunes américains, sorte de trio amoureux mais j’ai également aimé celle du jeune couple qui débarque à Rome, avec la Penelope en pute-aux-longues-jambes.

Ce que je n’ai pas aimé : Même si j’aime les films foisonnants, To Rome with love m’a malgré tout paru bien bordélique sous certains aspects. Je n’oserais pas dire brouillon, non je n’oserais pas mais le côté hyper-morcelé du tout m’a un peu embêtée à la longue. On quitte parfois les personnages quelques secondes (enfin j’en avais l’impression) après les avoir retrouvés et c’est frustrant.

De plus, je n’ai pas vraiment retrouvé la poésie que j’avais adoré dans Minuit à Paris, j’ai trouvé ce film plus plat, moins piquant, moins impertinent. Dommage aussi qu’au final, il n’y ait pas de liens entre tous les personnages, si ce n’est qu’ils évoluent tous dans Rome. J’aurais aimé qu’ils se croisent, ne serait-ce que quelques secondes, juste pour le clin d’œil. Peut-être qu’il serait temps, pour Woody, de repartir à Manhattan et de laisser ses aventures européennes sur le bas côté ?

En bref : To Rome with love n’est pas à ranger dans les « Woody Allen qu’il faut voir obligatoirement », c’est vrai. Il n’empêche que le cadre et que la fantaisie de l’histoire (sans parler du vent de liberté qui plane sur le tout) en font un film plutôt agréable à regarder…mais qu’on est pas peiné de quitter pour autant.

2 comments

  1. Aurore says:

    Tu soulèves des critiques que j’ai lues ailleurs. Bizarre comme j’ai adhéré sans (vouloir) voir tous les défauts de ce film … Mais ravie que tu ais vu un film moins muavais qu’il n’y paraissait 😉

  2. petiteconne says:

    Des fois c’est comme ça, on est bien luné et séduit sans même le vouloir. Il n’y a pas de mal à ça!
    Même si j’ai un peu critiqué, j’ai bien aimé hein! J’ai quand même mis plus que la moyenne! 🙂

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