Critique Things people do

Sortie : 18 février 2015

Bill est assureur. Il vit avec femme et enfants dans une maison avec piscine. Les choses suivent leur cours : il bosse, passe des moments avec les siens, se fait souvent rabrouer par son beau-père qui tente constamment de le rabaisser… Puis il perd son job du jour au lendemain. Pour essayer de maintenir ce qu’il a construit, il va cacher sa situation à tous et tomber dans l’illégalité. Combien de temps sa double vie va-t-elle bien pouvoir durer ? Bille ne lâchera pas prise, mais à quel prix ?

Things people do a un autre titre : After the fall. Cela veut bien dire ce que cela veut dire : nous suivons le parcours d’un homme pour qui tout dégringole. Le souci, c’est que Bill est un homme terriblement honnête. L’arnaque ? Très peu pour lui. Il ne triche jamais, même lors des parties de bowling qu’il fait avec ses potes. Pour lui, c’est ça être un homme : être droit. Il ne s’attendait pas à vivre ce licenciement et encore moins cette fuite en avant, de mensonges en mensonges. C’est un thème qui, on est d’accord, a déjà été traité plusieurs fois au cinéma. Mais peut-être pas sous cet angle…

J’ai beaucoup apprécié la photographie du film mais également la réalisation. Les plans sont vraiment très beaux, il y a une certaine poésie dans l’air… il a une ambiance particulière dans Things people do. Quelque chose de sombre, de planant qui m’a vraiment plu. Néanmoins, le film manque beaucoup de rythme dans sa globalité et si cette lenteur fait le charme de la première heure, les 50 minutes suivantes sont plus languissantes et donc, moins intéressantes.

J’ai aussi quelques réserves quant à la crédibilité de l’histoire. Je sais pas. Je trouve que Bill prend un mauvais tournant un peu trop rapidement… J’ai mis du temps à accepter ce choix narratif.

Things people do sort mercredi et je ne sais pas si je dois vous le conseiller ou pas. Je reconnais que le film est intéressant car il nous parle des questions de la morale et de l’honnêteté dans la société actuelle (et plus particulièrement dans une Amérique en crise) et ce, sans jamais être manichéen. Bill incarne à lui seul cette nuance : un homme bon peut déraper. Il est aussi question de la responsabilité qu’on peut avoir envers les siens, envers sa famille…

Il a un passage dans le film où l’un des personnages dit à peu près en ces termes : « il n’y a ni vice, ni vertu, juste les choses que les gens font ». A vous de méditer là-dessus ! (d’autant plus que la fin du film est ouverte).

Laisser un commentaire

CommentLuv badge