Critique The Grand Budapest Hotel

Sortie : 26 février 2014

C’est avec pas mal de regrets que j’ai loupé The Grand Budapest Hotel au cinéma. J’ai ENFIN réparé mon erreur et particulièrement apprécié le dernier film de Wes Anderson.

The Grand Budapest Hotel, c’est avant tout l’histoire de Gustave H, figure emblématique d’un des plus grands hôtels européens de l’entre deux guerres. Zéro Moustafa, devenu lobby boy depuis peu, sera son plus grand soutien dans les aventures qui suivront leur rencontre. Héritage, vol d’un tableau, séjour en prison puis fuite… le programme sera chargé pour les deux compères !

Si The darjeeling limited reste quand mon préféré, le dernier Wes Anderson est en passe de devenir second sur la liste. Encore une fois, le casting est de premier choix : Ralph Fiennes, Adrien Brody, Mathieu Amalric, Edward Norton… Un véritable tourbillon d’acteurs. Peut être que ce tourbillon est trop tourbillonnant d’ailleurs. Il y a tant de personnages intéressants que j’aurais aimé passer plus de temps avec chacun, d’où une petite frustration à les voir quitter la scène aussi vite. Malheureusement, le réalisateur ne leur offre guère de profondeur… Bill Murray, par exemple, passe en coup de vent, mais c’est également le cas de Léa Seydoux et de Jason Schwartzman. Seuls les deux personnages principaux ont un peu d’épaisseur.

D’une créativité folle, ce film nous emporte avec lui dans une suite d’évènements tous plus farfelus les uns que les autres. C’est drôle, burlesque, plein d’énergie et souvent très kitsch (mais dans le bon sens du terme). On sent qu’il y a eu, comme toujours avec Wes Anderson, un gros travail sur les costumes, les décors et plus généralement, sur l’aspect visuel du film. Inutile de disserter là-dessus : si vous avez des yeux et que vous voyez le film, vous comprendrez immédiatement où je veux en venir.

Si l’intrigue n’est pas spécialement épaisse, ce film a un ton et un rythme qui permettent de nous éviter l’ennui. J’ai souvent eu l’impression de regarder un conte complètement barré où réalité historique (après tout, il est question de l’étiolement de la fameuse « vieille Europe ») et gros délires avancent côte à côte. Les dialogues sont, comme toujours (encore !) très bien écrits et souvent plein d’humour. Je l’ai donc largement préféré à Moonrise Kingdom qui m’avait plu sans totalement me convaincre (j’y avais trouvé quelques longueurs).

The Grand Budapest Hotel n’est pas une bonne surprise étant donné que je m’attendais à aimer. Elégant, haut en couleurs, drôle et mélancolique, il s’agit certainement de la réalisation la plus aboutie de Wes Anderson (même s’il y a peut être moins d’émotions que dans ses précédents films). J’ai hâte de voir ce qu’il nous présentera lors de son prochain long métrage !

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