Critique Sur la route

Sortie : 23/05/2012

Note : 2.5/5

Le résumé : Sal Paradise, d’origine québécoise, vit seul avec sa mère depuis le décès très récent de son père. Ecrivain en manque d’inspiration, il rencontre Dean Moriarty, un mec un peu fêlé, aventurier, séduisant et légèrement égoiste sur les bords… Dean et Sal, accompagnés de Marilou, la très jeune femme de Dean et d’autres compagnons de route, vont bientôt silloner le pays en long et en large, à la recherche d’eux-mêmes, des autres et de leur destiné.

Ce que j’ai aimé : J’ai lu Sur la route il y a bien trop longtemps maintenant pour avoir le culot de comparer le livre et le film de manière précise. Je me rappelle que, bien que pas désagréable, ma lecture fut très irrégulière, la faute à un style auquel je n’ai jamais vraiment accroché, désolé de le dire, Kerouac n’est pas un de mes auteurs cultes. Paradoxalement, Sur la route reste pourtant un livre de choix que je respecte pour ses thèmes et certains de ses passages mais surtout pour ses personnages, ainsi que son auteur dont j’aime l’image, l’histoire, la vie. Après l’histoire c’est également le casting qui m’a attirée et je dois dire qu’à ce niveau, rien à redire, les acteurs sont particulièrement bons dans leurs rôles, même les plus secondaires. La relation amicale, étrange et intense, entre Sal et Dean est, à mes yeux, particulièrement bien mise en scène. C’est sans doute le point le plus intéressant du film.

Ce que je n’ai pas aimé : J’ai trouvé ce film diaboliquement long. Je n’ai pas regardé l’heure car je ne l’avais pas sous la main mais je me suis souvent demandé quand est ce que la fin arriverait…Sur la route m’a fait penser à Carnets de voyage, un film du même réalisateur qui raconte les voyages d’Ernesto Guevara avant qu’il devienne le Che. Un film très beau esthétiquement, qui capte la beauté des lieux et des paysages à merveille mais qui enchaine les lieux, les scènes, les rencontres sans fil conducteur apparent. Ces films souffrent de ce que j’appelle un « effet catalogue » car à mes yeux, une suite de moments, de morceaux de vie, d’évènements et de très beaux paysages ne forme pas une vraie histoire. Ce n’est pas que c’est dur à suivre mais au bout de 1h30-1h45, on commence à saturer et les quarante minutes restantes paraissent interminables. Voilà, Sur la route est bien trop répétitif et trop sage dans sa mise en scène et à la longue le coup du « on boit, on se drogue, on baise, on part sur la route, on boit, on se drogue… » et bien ça lasse ! J’avais l’impression, mais je me trompe peut-être, que le livre était en effet un brin (voire plus) sulfureux mais ce que j’ai vu à l’écran m’a paru très très réducteur. Je me trompe peut-être.

En bref : Malgré un réel enthousiasme, j’ai été déçue par Sur la route, un film beau, bien joué mais surtout bien trop long. Pas sûr, finalement, que Kerouac soit adaptable au cinéma…Je pense que c’était une erreur et que ce film ne va pas trouver son public là où il aurait dû le trouver, c’est-à-dire parmi les inconditionnels de Sur la route, le roman.

6 comments

  1. Aurore says:

    « Ces films souffrent de ce que j’appelle un « effet catalogue » » j’ai eu un peu le même ressenti. Et à pluieurs reprises je me suis dit  » ah c’est la fin » … Mais nan …
    Et oui, le livre est bien plus sulfureux et « sale » dans le sens où ça ne fait pas que rigoler, une vie sur al route ça fait aussi souffrir, et ça on le voit trop peu.

  2. petiteconne says:

    Même chose. Juste avant qu’ils partent au mexique, j’étais persuadée que le film allait se terminer dans la seconde mais que dalle! ça repart encore et toujours dans le même ton, bref, la vie sur la route parait emmerdante!

    C’est vrai que le film passe globalement sur le côté difficile de ce genre d’aventures. On nous parle un peu de la faim ou du froid mais c’est généralement rapide… et si je me souviens bien, le manque de fric est très présent dans le livre.

  3. Aurore says:

    Exact on insiste bcp sur le manque d’argent ds le bouquin, le moindre dollar volé ou gagné immoralement , englouti dans l’essence et la drogue. Bref, c vraiment pas ça le film …

  4. petiteconne says:

    Je pense surtout que les gens aiment bien taper sur Kristen Stewart parce qu’elle a fait Twilight et que depuis, elle est cataloguée. Sans dire que c’est une actrice extraordinaire, moi je l’aime bien et j’assume tout à fait. Je l’ai vu dans plusieurs films comme Into the wild, The cake eaters ou Welcome to the Rileys où elle démontre qu’elle est plus qu’un phénomène de mode. Mais bon, c’est sur que si on s’arrête aux histoires de vampires hein.. (mais je dis pas ça pour toi, je parle de jugement des gens en général).

    Et puis pour les scènes de sexe, sans qu’ils n’aient aucun point commun, je pourrais dire que le cul dans Sur la route équivaut au cul dans L’Amant (le livre et le film) : les thèmes et les raisons n’ont aucun rapport mais cela fait partie intégrante de l’histoire. Tu l’enlèves et le film est bancale. Sur la route ça parle aussi de la libération sexuelle dans les années 50, l’avant 68. Et puis sans déc, c’est pas racoleur on voit presque rien.

    Et si j’entends quelqu’un critiquer Sam Riley, je lui casse les dents! ^^

    J’ai seulement regretté que le film ne soit pas plus profond car dans le bouquin, on ne parle pas seulement de défonce ou de baise.

    Tout ça pour dire qu’on se fait un peu chier devant ce film 🙂

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