Critique Stoker

Sortie : 1er mai 2013

J’ai enfin pu voir le nouveau film de Park Chan-wook, accessoirement le réalisateur de petites tueries (c’est rien de le dire) comme Old Boy, Je suis un cyborg, Lady vengeance, Trois extrêmes et Sympathy fort M.Vengeance que j’avais tous appréciés à leur juste valeur. Que penser que son premier film avec un casting… qui n’a rien de coréen ?

Stoker raconte l’histoire d’India qui fête ses 18 ans. Cet anniversaire un peu spécial est marqué par la mort de son propre père… dans des conditions un peu troubles. Alors qu’elle ignorait absolument tout de son oncle, celui-ci s’installe carrément dans la maison familiale. Inquiétant, il est également diaboliquement attirant.

J’ai tardé à faire cette critique (j’ai vu le film il y a un moment déjà) car je ne savais pas trop quoi en dire, ni quoi en penser. J’étais partie pour adorer mais j’en suis sortie un peu sceptique… Je pense attendre quelques mois et alors, je pourrais essayer de le revoir pour m’en faire une idée plus précise.

Bien sûr, j’ai été séduite par l’esthétique de Stoker qui est un film d’une beauté incroyable et ce, de la première à la dernière image. Les couleurs, les sons, les ambiances glauques et glacées sont vraiment bien rendues. Le trio d’acteurs est parfaitement choisi et les liens ambigus qui se tissent entre eux, fascinants. Stoker n’est pas « n’importe quel film », il ne ressemble qu’à lui.

Mais il manquait quelque chose au niveau de l’intrigue, du moins de mon point de vue. Voilà, j’ose avouer que j’ai trouvé le scénario très décevant. Le film met un peu de temps à démarrer (mais cela n’est pas non plus dramatique) mais même si révélations il y a, je n’ai pas été emportée par l’histoire.

Dans certaines critiques croisées sur le net, j’avais lu que Stoker était un film ultra violent et ultra sulfureux… Il se contente d’être un peu violent, un peu sulfureux. Quand tu te penches du côté des anciens films de Park Chan-wook, tu ne peux qu’être déçue par cette demi-mesure. J’attendais une bonne claque mais on m’a gentiment caressé la joue au passage.

Tout au long du film, j’ai évidemment cherché les références aux films d’Alfred Hitchcock. Je pense en avoir reconnu certaines, en avoir loupé d’autres. Il serait intéressant de se plonger plus profondément dans ce type de travail. Mais qu’on soit pro d’Hitchcock ou pas, cela n’empêche en rien d’apprécier le film pour ce qu’il est.

En somme, je m’attendais à quelque chose de plus sombre et de plus tordu bien que Stoker ne soit pas non plus un film de Bisounours, j’en ai bien conscience. J’ai bien aimé la mise en scène et tout ce qui touche aux relations entre les trois personnages principaux mais il manquait un petit truc pour que j’accroche vraiment. J’ai comme l’impression d’être un peu passée à côté de l’histoire.

5 comments

  1. petiteconne says:

    Ce n’est pas un mauvais film en soi… Mais je crois qu’il y a un trop gros décalage entre l’idée que je m’en étais fait et ce qu’il est en réalité. Du coup, j’ai été trop surprise par son style pour vraiment en profiter… Donc oui, garde l’idée sous le coude malgré tout !

  2. Zofia says:

    En fait je crois que parfois, on attend trop des films ou des livres, on attend la super révélation, LE truc de fou et on est peut-être trop exigeant parce que souvent les histoires sont plus simples que ça. Ca me le fait parfois avec des romans et après, je me dis « non finalement ça suffisait ».
    Personnellement, j’ai beaucoup aimé Stoker principalement parce que je n’en attendais rien, j’avais juste envie de le voir et tout ce que j’ai vu a été ressenti comme positif.
    Faudrait éviter de trop se monter le bourrichon avant d’aller au ciné ^^
    Sinon côté violence, effectivement, il y a quelques poussés mais elles durent peu de temps. Par contre, je l’ai trouvé très sensuel mais super hot non plus, je dois dire que l’acteur m’a fait beaucoup d’effets ! lol

    • petiteconne says:

      Oui mais avouons quand même que les nouvelles technologies en tous genres n’aident pas. Il est à présent super difficile d’aller au cinéma « naïvement ». Sur le net, dans les magazines spécialisés et même à la tv, on te parle des films des mois avant qu’ils sortent, on t’en parle quand ils sortent et après, tu as toutes les critiques qui pullulent sur les blogs et cie… sans parler du bouche à oreille… Difficile d’aller voir un film sans en avoir un idée préconçue. Enfin du moins dans mon cas 🙂

      Et dans le cas des réalisateurs qu’on aime, c’est encore pire vu qu’on attend quelque chose par rapport à ce que l’on connait déjà de lui….

      Bref, je ne regrette pas non plus d’en avoir attendu trop… après tout je suis comme ça. J’attends beaucoup des choses et beaucoup des gens… et je suis souvent déçue (lol).

      Sinon c’est vrai que Matthew Goode avait quelque chose de très… troublant ^^ (avec un regard de ouf)

  3. zofia says:

    Oui, oui c’est sûr, on est submergé d’informations avant que l’événement est lieu !
    Idem, niveau déception…

    Oh purée Matthew Goode m’en parle pas !! 😉
    zofia Articles récents…TenaceMy Profile

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