Critique Still Alice

Sortie : 18 mars 2015

J’ai mis du temps à voir Still Alice à cause d’un thème qui me tentait moyen… J’avais tout simplement peur que ce film soit trop triste.

Still Alice nous parle en effet de la maladie d’Alzheimer via le parcours… d’Alice (logique!). Prof renommée à l’université de Columbia, Alice est spécialiste en linguistique, a enseigné dans le monde entier, est en couple avec un mari aimant et a trois grands enfants. A seulement 50 ans, elle doit pourtant faire face à des pertes de mémoire de plus en plus importantes. Cette femme si indépendante, si intelligente, si douée pour communiquer et parler du langage va se voir décliner peu à peu et perdre l’usage des mots qu’elle aimait tant.

Impossible, même si les histoires sont différentes, de visionner le film Still Alice sans penser au film français Se souvenir des belles choses (2001) qui parlait également d’Alzheimer (via le personnage de Claire, 30 ans, mais déjà atteinte). Les traitements sont différents mais dans les deux films, la notion d’hérédité est évoquée. La mère de Claire vient de décéder des suites de sa maladie et dans le cas d’Alice, elle soupçonne son père de lui avoir « légué » ce mal ey s’inquiète immédiatement pour le futur de ses 3 enfants. Sa fille aînée passera d’ailleurs un test qui attestera qu’elle est également porteuse de la maladie. Super héritage !

Still Alice est un film très émouvant mais pas larmoyant pour autant. Julianne Moore incarne cette héroïne avec le brio qu’on lui connait, c’est à dire avec justesse et dignité. Tout semble juste dans ce film, sa réaction face à la maladie (dans un moment de détresse, elle assure qu’elle préférerait presque avoir un cancer parce qu’ainsi, elle n’aurait pas à avoir honte d’elle en société), ses rapports avec son mari, avec son travail, les relations entre ses enfants… Et la façon dont son entourage la traite à mesure que la maladie progresse.

J’ai beaucoup aimé les scènes qui confrontent Alice avec sa plus jeune fille (jouée par la toujours excellente Kristen Stewart). Elle semble être, à mon sens, la seule personne qui continue à voir sa mère de la même manière qu’avant et qui conserve des rapports directs avec elle alors que les autres finissent par parler d’Alice entre eux comme si elle n’était pas dans la pièce.

Malgré un sujet lourd, Still Alice nous parle de la beauté de la vie. Alice insiste sur ce fait : elle a eu une vie épanouissante, pleine de joie et de bonnes surprises. Cela reste dur, très touchant malgré tout et d’une grande cruauté car on a conscience que l’état d’Alice se détériore rapidement et de manière inéluctable.

Bref, s’il est toujours à l’affiche dans votre coin, allez-y !

4 comments

    • Audrey says:

      C’est le film dont tu parlais sur ton blog non ? la séance ciné foireuse ?
      Ouais l’autre soeur, c’est la bourgeoise snobe que t’as envie de tuer ^^

  1. auroreinparis says:

    Même si la critique était un peu mitigée, je te rejoins, c’est un beau film sur un sujet difficile, comme toute maladie dégénérative. Julianne MOORE est en effet brillante dans ce film, et j’ai été pas mal bouleversée.

    • Audrey says:

      Oui je me souviens de ta critique ! C’est vrai que le sujet est dur mais quand ce n’est pas larmoyant, c’est d’autant plus beau !

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