Critique Spring Breakers

Sortie : 6 mars 2013

 

Difficile de se faire un véritable avis sur Spring Breakers. En sortant de la séance, je me suis demandé si j’avais aimé ou non sans y trouver de réelle réponse.  Avant d’aller voir le film, j’avais lu un peu de bon mais surtout beaucoup de mauvais, notamment de la part de personnes qui n’avaient pas vu le film, bien entendu. C’est bien connu, c’est souvent ceux qui en savent le moins qui parlent le plus…

Spring Breakers raconte l’histoire de quatre copines très sexy mais surtout pauvres. Pour financer leur Spring Break, ces petites étudiantes sans le sou braquent un fast food et partent vivre ce qu’elles pensent être la grande vie sur la plage. Evidemment, elles ne savent pas encore que ce qu’il les attend est encore plus barré que leurs rêves les plus barrés.

Aguicheur, Spring Breakers l’est forcément, je ne vais pas vous le cacher. En même temps messieurs dames, il serait ridicule de vous cacher derrière une fausse pudibonderie : personne n’a jamais dit que ce film parlait du monde des Bisounours. Du coup, des nichons, des culs rebondis, des pétasses en bikini et de l’alcool qui coule à flots : vous allez en manger, en remanger et en vomir même. C’est là où les choses commencent à nous ennuyer à mon humble avis : la première partie (soit le départ et le début de la débauche) est bien trop longue.

Pourtant, il y a quelque chose qui retient l’attention dans Spring Breakers. La mise en scène a quelque chose de planant, de stylisé mais est également très énergique avec plein de plans, plein de cadrages différents. Les images sont belles et nous tournent la tête, parfois. Une certaine tension se met doucement en place. On ne sait pas pourquoi ni pour qui ça va mal tourner mais on sait que ça mal tourner, un point c’est tout. Certaines scènes valent particulièrement le coup d’œil…Il y a quelque chose de macabre, de cauchemardesque et c’est cela qui pourrait me faire dire : n’allez pas voir Spring Breakers avec un a priori, il n’est pas tout à fait le film que vous pensiez voir.

On regrettera pourtant que la forme et donc, le visuel, prenne le pas sur le contenu du film. Finalement, il n’est pas certain que le réalisateur, Harmony Korine, ait grand-chose à nous dire avec cette histoire. Je déplore également la fin du film que j’ai trouvé bâclée et totalement surréaliste (mais dans le mauvais sens du terme). Et pour finir, si cela est évidemment dû au sujet exploité, j’avoue qu’il y a quelque chose d’assez navrant dans Spring Breakers, soit la mise en scène d’une débauche générale, celle de jeunes hyper-sexués, hyper-bourrés, hyper-drogués. Mouais…

Ni vraiment un film d’auteur sulfureux, ni vraiment un film trash qui bouleverse les sens et la cervelle Spring Breakers est finalement assez dur à ranger dans une case.

J’ai envie de terminer par une citation plutôt positive d’Emmanuel Cirodde (Studio Ciné Live) qui parle du réalisateur : « Son honnêteté se mesure au fait qu’il assume la vacuité de son film, la fascination naissant de la contemplation de ce vide fluorescent, exempt de tout propos moral. Une parenthèse désenchantée à la poésie sauvage ». 

Maintenant, c’est à vous de voir…

8 comments

  1. petiteconne says:

    Aurore : Oui on a été plutôt sur la même longueur d’ondes sur ce coup ^^ Peut être qu’il faudra le revoir dans quelques mois, en dvd, pour se faire un réel avis. ça reste quand même une bonne séance pour ma part et même si je reste un peu interloquée par le film, j’ai envie de le conseiller aux gens.

  2. petiteconne says:

    Zofia : je ne peux pas saquer Arthur Dupont et je ne supporte pas Agathe Bonitzer donc j’attendrai que ça sorte en dvd histoire de faire avance rapide si j’ai envie de les étrangler au passage ^^

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