Critique Le serment de Louise

Quand j’étais ado, j’allais à la médiathèque avec ma mère et ma sœur et j’adorais ça. Une fois par mois, c’était presque Noël pour moi car j’allais fureter de partout à la recherche des livres, des bds ou des magazines de mon choix. Je reste convaincue qu’aller en bibliothèque avec des enfants/ados est une très bonne idée car la variété des bouquins qui leur sont consacrés permet de multiplier les découvertes sans se ruiner pour autant. Néanmoins, je ne vais plus en bibli depuis que j’ai arrêté les études. Avec le temps, je ne supporte tout simplement pas leur fonctionnement : ne pas trouver les bouquins que l’on souhaite, devoir attendre qu’ils reviennent en rayon (pire ! devoir les réserver à l’avance, moi qui déteste attendre !), être obligé de respecter les dates sous peine de se faire engueuler (ça m’est arrivé, et j’avais plus de 20 ans)… Je préfère me faire MA propre bibliothèque. Et même si elle n’est faite que de poches, ou presque, je l’aime d’amour.

Tout ça pour dire que dernièrement, je suis partie à la recherche d’un livre que j’avais découvert en médiathèque et qui m’avait laissé de très bons souvenirs : Le serment de Louise. Je me rappelle l’avoir adoré. Je me souviens de l’avoir emprunté deux fois mais de ne pas l’avoir retrouvé pour une troisième. Je crois qu’il était trop vieux et qu’il avait été viré des rayons. Aujourd’hui, il n’est dispo qu’en occasion.

Ce roman nous permet de suivre le journal intime de François entre 1851 et 1874. Au début du livre, la France est sous l’autorité de l’empereur Napoléon III. Cette restauration impériale est mal vue par une partie de la population qui lutte pour le retour de la République. Parmi eux, il y a François et Louise, deux amoureux qui vont être séparés par le destin et les méandres de l’histoire avec un grand H. Tandis que Louise, qui avait fait le serment de réussir sa mission coûte que coûte, continue à se battre en France, François part au bagne, à Cayenne. S’ensuivra un très long voyage de retour (évasion) qui lui permettra de visiter la Chine, les Etats-Unis, la Russie, l’Egypte…

Ces voyages nous permettent de profiter de descriptions très exotiques et nous suivons ce jeune français, aussi étonnés que lui face à ces cultures si différentes de la France du 19èm siècle. Le récit est également prétexte à nous faire rencontrer des personnalités de l’époque : Victor Hugo, Édouard Manet, Emile Zola… Tandis qu’à la fin du roman, Théo, devenu adulte, devient tout simplement le père d’un certain Arsène Lupin… Autant de références aux inventions de l’époque : les promenades en ballon dirigeable, la démocratisation du vélocipède, les grandes évènements sous l’Empire, l’industrialisation et j’en passe ! Enfin, il faut ajouter à cela une histoire de trésor (les fameux diamants de la reine) à retrouver qui, bien qu’en partie avortée, nous tient en haleine pendant de nombreuses pages.

J’aurais pu être déçue en retrouvant une histoire qui avait marqué mon adolescence mais en parcourant à nouveau ces pages, j’ai compris pourquoi je l’avais tant aimé. Ce voyage autour du monde, ce mélange entre fiction et histoire, ce style simple et tellement romanesque (avec l’envie que François et Louise se retrouvent enfin)…ça ne pouvait que me plaire et ça me plait toujours ! Je me souviens d’un autre roman de Renaud Bezombes que j’avais également adoré, Le manuscrit oublié. Il faut vraiment que je mette la main dessus !

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