Critique série TV – The White Queen

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The White Queen, c’est une courte série historique (10 épisodes de 55 minutes environ).

Vous vous y connaissez en Histoire anglaise ? Moi, un peu, mais sans plus. Donc c’est avec un certain intérêt que j’ai mis les pieds dans l’Angleterre du 15ème siècle. 1464 : le pays est en guerre depuis 9 ans. Deux grandes familles, les York et les Lancastre se battent pour s’emparer du trône.

La série tourne principalement autour de celle qui deviendra reine (en épousant Edouard IV d’Angleterre) : Elisabeth Woodville. Mais il est également question de Margaret Beaufort et d’Anne Neville, des femmes qui vont également avoir un rôle très important à jouer. Chacune a sa cause, ses projets, sa famille à défendre.

Si je ne connaissais pas l’histoire d’Elisabeth Woodville, j’avais déjà quelques connaissances sur le destin tragique de son jeune fils, Edouard V qui, après un très court règne, aurait été tué dans la Tour de Londres qui le rendait prisonnier. La faute à Richard III ? La série se termine sur le succès guerrier d’Henri VII… qui n’est autre que le papa d’Henri VIII (le roi dont il est question dans la série Les Tudors).

Voilà pour ce qui est de l’intrigue historique. Ou du moins, de ce qu’il en reste car la série est quand même très axée sur les intrigues sentimentales des personnages.

Si je devais parler de la série en tant que telle…. Je pourrai avouer que je suis cruellement déçue par The White Queen. Non pas que la série soit très mauvaise, non, mais elle n’a pas vraiment tenu les promesses qu’elle m’avait fait. Beaucoup de complotages au détour des corridors, peu de batailles, beaucoup de coucheries (et de nichons) mais peu de scènes très impressionnantes… Nous ne sommes pas vraiment au niveau des Tudors mais quand même largement au-dessus de Reign.

J’avoue, j’ai regardé les 10 épisodes jusqu’au bout mais j’ai eu un mal fou à m’attacher aux personnages. Beaucoup de hauts cris mais peu d’émotions au final. Pas vraiment de personnages charismatiques, aussi bien du côté des hommes que des femmes. Même les exécutions, le genre de scène qui me mettait souvent très mal à l’aise dans les Tudors (pour citer la série une énième fois) ne m’ont fait ni chaud ni froid dans The White Queen.

La série a visiblement misé sur la beauté de Rebecca Ferguson (l’actrice, pas la chanteuse anglaise). Du coup, les années ne passent pas sur elle : les grossesses se multiplient, les enfants grandissent mais elle reste douce et très fraîche du début à la fin de la série (limite elle fait de la concurrence à ses adolescentes de filles). C’est un peu la même chose pour les autres personnages : en 20 ans (de 1664 à la fameuse bataille de 1685) ils ne changent pas. C’est peut être un détail pour vous mais moi, ça me fait bizarre…

The White Queen n’est pas une série catastrophique (réalisation plutôt bonne, acteurs pas mal) mais en 10 heures, elle a réussi à me saouler, à me lasser. Il est donc plutôt judicieux de ne pas l’avoir poussée plus loin.

5 comments

    • Audrey says:

      En fait, mon avis mitigé est en partie dû à certaines attentes et surtout à l’image que je me faisais de la série. Je pensais que c’était une vraie fiction, sans notions historiques, et qu’elle racontait juste l’histoire d’une reine forte et guerrière qui allait diriger son pays d’une main de fer. Au final, il s’agit bien de l’histoire d’une reine, une reine qui va légèrement influencer son roi dans les choix politiques du pays mais qui reste quand même cantonnée à son rôle de femme. Comprendre : mettre au monde des fils. Donc vraiment rien d’original.

  1. Le Vampire Aigri says:

    Ce qui m’avait choquée, moi, c’étaient les gros plans sur les ongles french-manucurés… Au XVème siècle, bien sûr…
    L’affiche m’attirait, le contexte aussi et c’est adapté d’un roman d’une « spécialiste » du sujet tout de même… Mais la série…
    Reconnaissons-le : il y a les décors, les costumes mais comme tu le dis, tous les visages pimpants, jeunes et beaux, ça va un temps… (après, j’ai abandonné au bout de deux épisodes donc je n’ai pas eu le plaisir de voir le secret de la potion de jouvence, c’est presque dommage !) Beaucoup trop moderne pour un contexte comme celui-ci.

    J’ai été tellement déçue, je me suis demandée si je n’allais pas reprendre mais je suis rassurée si la suite ne vole pas plus haut : c’est que je ne rate pas grand-chose en fin de compte.

    • Audrey says:

      Je ne me souviens pas particulièrement les ongles mais je ne m’attendais tellement pas à ça quand j’ai commencé la série… Visuellement, c’est très beau mais je m’attendais à une intrigue plus « politique » que sentimentale. Sincèrement, je ne fais pas partie des personnes qui te motiveront à aller plus loin dans les épisodes… d’ailleurs, j’ai presque tout oublié…c’est dire si ça m’a marquée !

  2. A-Little-Bit-Dramatic says:

    Je ne suis pas une spécialiste de l’Histoire anglaise non plus…j’ai bien eu des cours à la fac sur l’Angleterre moderne, qui étaient intéressants sans m’avoir passionnée pour autant ! Du coup, j’ai de sérieuses lacunes même si je sais à peu près replacer tous les rois dans leur contexte ! ! 😀 Du coup, 1464…nous sommes en pleine Guerre des Deux Roses et ça pourrait être super intéressant ! ! Il faudrait que je m’intéresse plus sérieusement à cette série, tiens ! ^^
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