Critique série TV : The killing

Cela faisait un moment que j’avais entendu parler de la série américaine The Killing. Les gens disaient qu’elle était géniale. Par esprit de contradiction, j’avais quand même plutôt envie de me plonger dans la version originale, une série danoise appelée Forbrydelsen. Le destin en a voulu autrement et c’est The Killing, le remake, que j’ai réussi à me procurer en premier.

La série a été diffusée entre avril 2011 et août 2013 puis fut annulée par la chaîne AMC. C’est Netflix qui reprend la série pour une 4ème (bien que très courte saison). Les 2 premières saisons font 13 épisodes chacune, la troisième 12 et la 4ème, seulement 6. Elle laisse, comme vous pouvez le deviner, un petit sentiment d’inachevé particulièrement frustrant. Notons cependant que si les saisons de The Killing et Forbrydelsen ne sont pas du tout organisées de même manière (seulement 3 chez les danois, la première comportant 20 épisodes), les séries sont relativement de la même longueur : 44 épisodes chez les américains, 40 chez les danois.
Bon, passons à l’histoire !

Tous les faits se déroulent à Seattle. Nous suivons un drôle de duo formé des lieutenants Sarah Linden et Stephen Holder. La première a eu une enfance chaotique, de famille d’accueil en famille d’accueil et on comprend que lors d’une précédente affaire, elle a déjà complètement pété les plombs. Le second a sombré dans la drogue suite à une mission d’infiltration et s’en sort difficilement. Les deux se trimbalent avec des cernes jusqu’au milieu des joues et des vêtements informes mais bien pratiques pour le boulot sur le terrain. Ce duo fonctionne terriblement bien.

Leur première enquête ? Le meurtre de Rosie Larsen, une jeune fille retrouvée mutilée et accessoirement noyée dans le coffre d’une voiture immergée dans un plan d’eau. Là où les choses se compliquent, c’est que la voiture en question est celle de Darren Richmond, conseiller municipal et candidat face au maire sortant. Les deux enquêteurs…enquêtent et les masques tombent au fur et à mesure.
Il y a aura trois grandes affaires dans The Killing. La plus importante est celle qui concerne Rosie et qui prendra deux saisons pour être résolue. L’affaire suivante est directement liée à une affaire qui a déstabilisée Sarah et la troisième, la plus courte, la mènera à faire une grosse bêtise. Heureusement, elle sera couverte par son partenaire.

The Killing est donc une série riche en rebondissements et portée par deux personnages forts et finalement, assez sympathiques (même si Sarah m’a agacée bien des fois à cause de son hystérie). L’ambiance est très sombre et la lumière semble souvent inexistante, un peu comme si la série se passait seulement durant un hiver gris et triste. Vous voyez le genre ! Cela dit, cette atmosphère maussade et pluvieuse apporte beaucoup à l’histoire, lui donne un caractère particulier.

Si vous aimez les séries policières de qualité et bien filmées, vous pourrez trouver votre bonheur dans The Killing. L’histoire n’est pas d’une originalité folle mais l’ensemble reste bien très foutu et captivant.

5 comments

  1. zofia says:

    Je suis presque à la fin de la saison 3 et j’aime vraiment bien ! contrairement à toi, je ne trouve pas que Sarah soit trop hystérique mais plutôt carrément perdue… par contre j’ai détesté la mère de Rosie !
    Sinon tu as regardé la version danoise ? car la saison 4 fait 20 épisodes contre 6 pour l’américaine et puis je me dis qu’il y a forcément des différences car dans les saisons 1 & 2 il est beaucoup question du casino indien mais il ne peut pas y avoir la même chose dans la version européenne…
    zofia Articles récents…JardinageMy Profile

    • Audrey says:

      Oui c’est pas faux…. y a forcément des différences ! La série danoise est une netflix mais j’ai pas encore jugé bon de m’y pencher ! Peut être à la rentrée !

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