Critique série TV : The Paradise (Bienvenue au paradis)

Il y a quelques temps, j’ai maté la première saison de Mr Selfridge, l’histoire d’un entrepreneur américain ouvrant le premier grand magasin à Londres. J’avais reconnu la qualité de cette 1ère saison sans être vraiment passionnée pour autant. J’ai donc hésité à me pencher sur The Paradise (entamée en 2012) car cette série a plus ou moins le même thème. Il y a deux saisons (8+8 épisodes), une 3ème était prévue mais a visiblement été annulée. Pour le moment, je n’ai pu me procurer que la 1ère.

Il s’agit d’une adaptation (plus ou moins libre ? je ne sais pas, je n’ai pas lu le livre) du roman d’Emile Zola : Au bonheur des dames. 1870. Nous suivons les aventures de la jeune Denise, débarquée de sa campagne et engagée au Paradise, au rayon confection. Très douée, elle va nouer une relation particulière avec le patron, Mr Moray et certains de ses collègues. De l’autre côté de la rue, il y a la boutique de son vieil oncle, un drapier qui peine à s’en sortir face au succès de ce grand magasin.

Au programme : une série très romanesque, bien jouée, bien filmée, avec des décors très agréables. Une belle reconstitution historique. De la frivolité aussi, car nous sommes au rayon confection. Moi, les belles robes de l’époque m’ont toujours fait rêver alors je ne me lasserai jamais de les voir palper des étoffes.

Néanmoins, The Paradise n’est pas qu’une jolie histoire de robes et de dentelles. La série nous permet de découvrir l’envers du décor et surtout, la précarité des vendeurs et vendeuses qui, à l’époque, étaient à la merci de leur patron et surtout, de la clientèle. La condition féminine n’est pas plus enviable : beaucoup de vendeuses savent qu’en se mariant, elles devront abandonner leur emploi. Ce dilemme est tout entier incarné par Mlle Audrey, une vendeuse vieillissante qui a toujours choisi de faire passer sa carrière avant tout.

Mais bien entendu, la série évoque, tout comme Mr Selfridge, l’avènement de la consommation de masse, un sujet particulièrement intéressant (enfin à mes yeux !). Ou comment certains visionnaires ont révolutionné le monde du commerce, sans se soucier de ce qu’ils détruisaient au passage. Denise va évidemment être tiraillée entre sa fascination pour le grand magasin qu’elle adore et son gentil oncle qui galère.

Bref : une très bonne première saison ! J’ai hâte de voir la suite ! Si c’est le cas, j’actualiserai tout simplement cet article.

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