Critique série TV : Nord et sud

Une nouvelle série BBC à mon actif : Nord et sud. Il s’agit d’une adaptation du roman du même nom, écrit par Elizabeth Gaskell. Moi qui suis fan des sœurs Brontë, de Jane Austen et des romans anglais situés entre le début et la fin du 19ème siècle, je ne connaissais pas cette auteure. Même si à présent, je connais l’histoire de Nord et sud et comment tout cela se termine, croyez-moi : je ne vais pas tarder à lire ce roman !

Quatre épisodes de 50 minutes nous permettent de découvrir la vie de Margaret Hale. Son père, pasteur dans un milieu rural et tranquille, quitte soudain l’église d’Angleterre pour devenir professeur. Toute la famille Hale part pour le nord du pays et s’installe dans la ville industrielle de Milton. Ce déménagement est un vrai choc pour Margaret qui découvre l’horreur et la dureté du monde ouvrier. En pleine révolution industrielle, le pays oppose à présent les pauvres, forcés de tenir des cadences infernales et ces nouveaux riches qui se font de l’argent sur le dos de ces derniers. Parmi eux, il y a John Thornton, le grand patron des filatures locales qui deviendra vite l’ami du père de Margaret. D’abord outrée par le personnage, Margaret verra ses sentiments évoluer au fil du temps.

Créée en 2004, Nord et sud est une série tout à fait correcte, un peu vieillotte parfois (cf certains plans et certains passages musicaux) mais j’en ai aimé les acteurs, les décors relativement réalistes et les rebondissements. J’adore ces histoires qui mêlent fresque sociale, intrigues familiales et romances et Nord et sud est le juste mélange de tout cela. L’affrontement/attirance entre John Thornton et Margaret Hale, chacun plein d’a priori sur le monde et les origines de l’autre, fait évidemment penser aux relations conflictuelles qu’entretiennent Mr Darcy et Elisabeth Bennet dans Orgueil et préjugés.

Bien loin des histoires de bal ou d’amourettes campagnardes, Nord et sud nous plonge dans un univers glacial et cruel dans lequel la mort et la souffrance sont des invitées récurrentes. En cela, on pourra penser à certains Zola (pour ne citer que lui), autant d’histoires témoignant de la dureté du monde des « petits », en somme, de ceux qui n’ont pas le pouvoir.

Particulièrement heureuse d’avoir découvert cette mini série, je la conseille à celles qui aiment ce genre d’univers. Je pars déjà en quête d’une autre série BBC à regarder mais aurais-je usé leur réserve de grands classiques ? Je ne désespère pas !

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