Critique série TV – Fringe (mon avis sur la série complète, saison 1 à 5)

Voilà quelques temps que je suis intensément plongée dans Fringe, à raison d’une saison/semaine en moyenne. Ce qui est un très bon rythme (du moins pour moi !!).

Diffusée entre 2008 et 2013, Fringe est une série américaine composée de 5 saisons et d’une centaine d’épisodes. Elle raconte les enquêtes d’une section du FBI de Boston. Cette équipe spéciale est chargée d’enquêter sur les phénomènes étranges et inexpliqués qui ont lieu à travers le pays. L’héroïne principale de la série est Olivia Dunham. Afin de résoudre l’enquête qui a coûté la vie à son coéquipier (et amant), elle fait sortir Walter Bishop (un vrai savant fou) de l’asile psychiatrique où il moisi depuis 17 ans car il est le seul à pouvoir lui apporter une réponse satisfaisante. Avant cela, elle était allée jusqu’en Irak pour convaincre le fils Bishop, Peter, de la seconder dans cette quête.

Autant le préciser tout de suite : Fringe ne ressemble absolument pas aux séries que j’ai l’habitude de regarder. Elle ferait même partie de ces séries que je considère assez arbitrairement comme bas de gamme et sans grand intérêt. Celles devant lesquelles je ne perdrai pas mon temps et pourtant… je me suis finalement prise au jeu. Après avoir littéralement dévoré la saison 2 de Orange is the new black (aussi géniale que la première), je cherchais une série complète (donc déjà terminée quoi, afin d’avaler les épisodes sans m’arrêter). Fringe, dont j’avais déjà entendu parler, s’est imposée à moi. Voilà mon ressenti, saison après saison.

Saison 1

Cette 1ère saison commence avec le crash du vol 627, première enquête confiée à Olivia. C’est suite à cet incident qu’elle va recruter les Bishop. L’équipe se met doucement en place et on se familiarise peu à peu avec les thèmes et les éléments qui constituent le squelette de l’intrigue.

Mon avis : durant toute la saison, j’ai été partagée entre « j’arrête ! » et « aller, je continue ». Intéressée par certains épisodes, moins captivée par d’autres, j’ai eu beaucoup de mal à accepter que ces phénomènes paranormaux complètement dingues soient traités comme une normalité parmi d’autres. Ma raison a longtemps lutté et c’est avec un avis assez mitigé que je suis passée à la saison 2.

Saison 2

Après sa rencontre avec William Bell dans l’univers alternatif, Olivia revient auprès des siens, sombre dans le coma et se réveille enfin. La saison sera donc particulièrement axée sur les rapports entre les deux univers et sur la possibilité de passer de l’un à l’autre. La saison éclaire également un point important : la relation entre Walter et son fils et ne manque pas de révélations fracassantes. Les épisodes, quant à eux, ont à présent une certaine continuité.

Mon avis : j’ai apprécié que les relations entre les personnages soient beaucoup mieux traitées dans cette seconde saison. Il faut avouer que je me suis peu à peu attachée aux personnages (notamment Walter) et que j’ai su apprécier le casting à sa juste valeur. Mes premières réticences envolées, j’ai également aimé que la série se complexifie et gagne en intensité dramatique.

Saison 3

Cette saison est consacrée à la guerre qui fait rage entre les deux univers mais elle accorde également beaucoup d’importance à la relation naissante entre Olivia et Peter. Les épisodes se déroulent dans l’un ou l’autre univers (générique bleu ou rouge) mais on comprend vite qu’ils sont liés et indispensables l’un à l’autre. A la fin de la saison, Peter met en route une machine qu’il est le seul à pouvoir contrôler et fait un saut dans le futur.

Avis : quand j’aime les personnages d’une série, j’aime bien suivre les histoires d’amour qui les lient. J’ai donc accordé tout mon intérêt à Olivia et Peter, d’autant plus que leur romance est parasitée et terriblement compliquée par l’autre Olivia (la rousse). J’ai encore une fois été marquée par l’inventivité d’une série qui nous fait passer d’une époque à une autre, d’un point de vue à un autre sans jamais nous perdre en route.

Saison 4

Encore une fois, Fringe nous empêche de nous reposer sur nos acquis. Au lieu de retrouver le monde comme nous l’avions laissé à la fin de la saison 3, nous nous trouvons face à une histoire réécrite. Dans cette version, Peter a été effacé. Pourquoi ? Venu d’une autre ligne temporelle, il va essayer de comprendre pourquoi tout le monde semble l’avoir oublié. Il va donc peu à peu s’intégrer à l’équipe et va tenter de stopper l’alliance diabolique entre David Robert Jones, qui est de retour, et une version alternative de Nina Sharp.

Avis : si cette histoire d’effacement et de ligne temporelle relancent carrément l’intrigue de la série, je considère que la 4ème saison est un peu moins intéressante. Évidemment, elle contient son lot de révélations mais une fois passée la surprise des premiers épisodes, elle n’apporte rien de bien nouveau (si ce n’est que, cette fois, les deux univers collaborent pour résoudre les phénomènes paranormaux).

Saison 5

En 2015, les observateurs ont envahis le monde. Peter, Olivia et Walter avaient alors mis au point un plan pour les arrêter mais la situation était si tendue qu’ils ont été obligés de s’ambrer eux-mêmes afin de disparaître durant quelques années. 21 ans plus tard, c’est leur fille, Henrietta, qu’ils croyaient morte, qui vient les tirer de là. Nous sommes en 2036 et si une résistance s’est mise en place, elle peine à lutter contre les observateurs.

Avis : plus courte, cette 5ème et dernière saison est également beaucoup plus dramatique que les précédentes. Fini, les touches d’humour, les rigolades, les délires de Walter… La guerre fait rage et le monde est devenu un territoire bien triste pour les humains. En gros, ça rigole plus. Le tout dernier épisode est particulièrement prenant (il y a plein de références aux saisons précédentes, ce qui est sympa), particulièrement émouvant (de toute manière, j’ai toujours du mal à être heureuse lors du dernier épisode d’une série car je suis un brin nostalgique comme fille). En gros, je regrette juste que cette dernière saison ait mis le personnage d’Olivia en retrait. C’est quand même LE personnage fort de la série et les derniers épisodes ne lui rendent pas justice.

5 comments

    • Audrey says:

      C’est vrai qu’il n’y a que 13 épisodes… mais bon, cela suffit finalement aux personnages pour réunir tous les éléments du plan. Je comprends ton ressenti mais je me dis que faire plus court est tout à leur honneur. Y a trop de séries qui font du remplissage !

  1. Clownface says:

    C’est vrai que la série met du temps à démarrer, mais j’ai quand même trouver de l’intérêt à la première saison. Peut-être parce que j’ai tout mater au fur et à mesure, et que je suis fan de SF.
    La saison 3 reste la meilleure, et le concept est très audacieux je trouve. Naviguer entre 2 réalités suivant les épisodes, c’est très ambitieux. Et l’actrice qui joue Olivia montre enfin qu’elle sait jouer, parce qu’avant c’était franchement pas gagner (du moins pour moi).
    Sur la saison 4 j’ai trouvé que la résolution de ce reboot de temporalité un peu bancal, mais encore une fois, très ambitieux !
    Et enfin sur la 5, trop court. Je crois que cette histoire devait durer 3 saisons, on sent que tout est compressé, parfois jusqu’à l’absurde.
    Mais, dans l’ensemble, ça reste la meilleure série SF de ces dernières années (avec Person of Interest), très ambitieux sur pas mal de niveaux, un gros background.
    Ca reste 400 fois mieux que ce qu’on nous propose actuellement. J’ai vraiment du mal à trouver de séries passionnantes.

    • Audrey says:

      C’est qu’à la longue tu deviens trop exigeant ! 😀 Plus on se créé des critères de sélection, plus on a de mal à trouver de séries acceptables. C’est une véritable quête en fait ! ;)Pour ma part, dernièrement, j’étais hyper contente du début de Penny Dreadful et finalement, je suis moyennement convaincue. Je viens de commencer Those who kill mais j’ai trouvé le premier épisode dur à suivre… j’attends de voir la suite…

      C’est marrant parce que je me suis justement demandée ce que tu pourrais penser de cette série pendant que je la matais ! ^^

      Mais bizarrement, j’étais persuadée que ça n’allait pas être ta tasse de thé, que tu y trouverais beaucoup à redire ! Comme quoi, j’avais tort ! 😉

      Ce n’est absolument pas mon univers à la base donc pour moi, c’était un gros « challenge » (ouais carrément !!) de me lancer là dedans mais je suis plutôt contente de l’avoir fait. Mais je suis incapable de vraiment la juger vu que je manque de références en la matière. (Quant à Anna Torv, disons qu’elle est assez inexpressive mais c’est aussi dû au personnage d’Olivia… J’ai pas été subjuguée mais elle ne m’a pas posé de souci non plus…)

  2. Clownface says:

    Je deviens peut-être un peu trop exigeant, c’est vrai. On discute pas mal entre amis de séries, et y’a aussi le fait que j’ai tendance à ne pas essayer ce qu’ils me déconseillent (étant donné qu’on a généralement les mêmes goûts), et vice-versa. Dernièrement j’ai même arrêté des séries dont j’étais plutôt fan qui m’ont déçu comme Justified.
    J’avais essayé True Detective, et j’ai pas eu la patience de continuer après le pilote tellement c’était lent et assez prétentieux (ce n’est que mon avis). Autre série que j’attendais beaucoup et qui n’a pas dépassé le visionnage du premier Crossbones du scénariste de Luther avec John Malkovitch, et puis, non…
    Penny Dreadful, je l’attendais, et puis, j’ai même pas commencé.
    Au final, les séries que je regarde aujourd’hui sont plus des plaisirs coupables que des séries que je ne manquerais sous aucuns prétextes. Il est loin le temps des petites séries qu’on attendait pas et qui nous surprennent agréablement. Je pense qu’aussi j’en ai tellement regardé à un moment que j’ai fais une overdose. Ou plus simplement je deviens vieux et aigri… Ou triste…
    Mais c’est bien que tu tente des séries assez différentes de tes goûts, surtout sur 5 saisons ! On ne peut pas te reprocher de ne pas être curieuse !
    Clownface Articles récents…Quite proud with the first four. Beautiful woman with a great…My Profile

Laisser un commentaire

CommentLuv badge