Critique série : Spotless (saison 1)

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J’étais plutôt emballée quand j’ai appris la sortie de cette nouvelle série Canal +. Je trouvais l’idée intéressante et super prometteuse.

L’histoire, c’est celle de Jean, un français installé à Londres. Jean a une femme, deux enfants, une maîtresse et une métier : nettoyeur de scènes de crime. Quand Martin, son frère qu’il n’a pas vu depuis des années, débarque dans sa vie bien organisée, il n’est pas le bienvenu. Mais Martin-roi-des-emmerdes va rester quand même et faire plonger son frère avec lui. Crime organisé, magouilles, secrets et tout le bazar. La vie de Jean va légèrement se compliquer !

J’ai pu me laisser avoir au cours des 2 ou 3 premiers épisodes mais la réalité m’est vite revenue en pleine face : dans Spotless, tout sonne faux, tout est calibré pour plaire mais rien ne marche vraiment.

Les premiers épisodes sont beaucoup plus humoristiques que les suivants, voilà pourquoi j’ai voulu y croire pendant un temps : j’aime les contrastes. Après tout, il est bel et bien question de gang londonien, blablabla, de trafic de drogue, blablabla, des cadavres à la pelle, blablabla et au milieu de ça, il y a notre brave petit Jean qui tente de s’adapter (c’est sûr qu’ils n’auraient pas plus trouver un prénom plus français que ça mais trouve t on encore des Jean de moins de 60 ans ?). Vous imaginez le truc ? Un père de famille obligé de bosser avec une sorte de mafia anglaise. C’est plutôt cocasse (oui, j’emploie des mots ridicules aujourd’hui).

Pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à suivre et à comprendre les réactions de Jean, personnage ô combien antipathique à mes yeux et puis si terne. Marc André Grondin, que j’avais toujours aimé jusque là (comment ne pas l’associer à des films marquants tels que le québécois CRAZY ?) nous livre une prestation plutôt éteinte. Je ne parle pas de sa femme, la casse-couilles incarnée (oui, ça serait dommage qu’une mère de famille soit montrée comme cool) ni de ses enfants avec qui il entretient une relation assez étrange (enfin, quand il les voit parce que Mr Jean Bastières n’est JAMAIS chez lui et JAMAIS en train de bosser pour sa boîte de nettoyage…incohérences classiques des séries). Toutes les sous intrigues avec la jeune ado (qui n’a que 13 ans, ça promet !) étaient tout simplement INUTILES et agaçantes.

La 1ère saison est parsemée de grosses ficelles mais je vous laisse voir le dernier épisode, avec son dénouement tiré par les cheveux, c’est le summum ! Et dire que tous les critiques presse comparent cette série avec Six Feet Under et Breaking Bad. Une pâle copie alors !

Pour trouver des qualités à la série, je pourrais parler de son rythme qui est toujours soutenu, de la réalisation maîtrisée qui ne souffre apparemment pas d’un manque de budget (comprendre : cette série a les qualités esthétiques d’un film, mais c’est le cas de beaucoup de séries aujourd’hui), des dialogues qui sont toujours très bien écrits et de l’acteur Denis Ménochet qui campe un Martin vraiment attachant, LE SEUL personnage que je n’ai pas trouvé antipathique dans Spotless, c’est dire !

Malgré de terribles incohérences et invraisemblances, des scènes d’une débilité absolue, des personnages souvent bidons et clichés, des méchants en carton et un cruel manque d’originalité, Spotless ne s’en tire donc pas siiiiii mal que ça. La preuve : j’ai eu un peu de mal mais je suis quand même allée jusqu’à la fin de la saison. Par contre, je crois qu’il est clair que je ne me laisserai pas avoir une seconde fois…

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