Critique Série Black Books

Ça vient d’où ? : Black Books est une série anglaise, créée en 2000 par  Dylan Moran, un acteur/scénariste/humoriste irlandais qui joue également le rôle de Bernard Black.

Combien de saisons ? : Black Books compte trois saisons de 6 épisodes chacune, chaque épisode faisant 25 minutes environ, autrement dit : ça ne vous occupera pas longtemps. A savoir : Black Books n’a pas de vraie fin, le dernier épisode de la dernière saison (terminée en 2004) ne fermant pas du tout la porte à une suite. Malheureusement, Dylan Moran a affirmé que la série était bel et bien terminée et ne semble pas décidé à reprendre la plume avec ses compères habituels pour inventer d’autres aventures à Bernard et ses amis…

Ça parle de quoi ? : Black book est une série qui repose sur deux piliers auxquels on ne peut rester indifférents : les personnages (joués par des acteurs au top) et l’humour. Parlons de Bernard Black, tout d’abord. Libraire irlandais à la dérive, il passe ses journées à glander, à fumer et à boire (des vices qu’il partage avec Fran et Manny : nombre de cigarettes grillées et de bouteilles ouvertes en 3 saisons ? environ 15 000 (du moins c’est l’impression que ça donne !)). Alors que le but de tout commerçant est de vendre, Bernard prend un malin plaisir à rembarrer tous les clients qui pourraient venir lui donner conseil (ou autre). Il est délicieusement ignoble.

Sa meilleure amie, Fran, est légèrement accro au vin et à la clope et tient la boutique d’à côté (du moins dans la 1ère saison). Elle est à la recherche de l’amour mais cumule les plans foireux. Elle est également très amie avec Manny, l’employé de Bernard qui était (dans le 1er épisode de la saison 1) un simple client de ce dernier. Ensemble, ils boivent, ils fument et ils lisent les derniers potins sur les people.

L’ensemble des épisodes raconte leurs mésaventures et surtout les efforts de Manny pour faire de cette librairie (et de Bernard, misanthrope par excellence) un lieu acceptable/agréable/fréquentable.

Les points positifs : Il y a plein de bonnes raisons de regarder Black Books mais avant de s’y jeter corps et âme, il faudra avoir la force de passer au-delà du côté « vieillot » de la série, visuellement parlant, j’entends. Si elle date du tout début des années 2000 (sans compter que l’épisode pilote fut tourné en 98), la série a également un côté un peu cheap dans le sens où les décors sont très basiques, peu nombreux (tout se passe dans la librairie, à l’exception de quelques scènes en extérieur). Les personnages, Manny en tête, ont un look, hum…approximatif. Ça peut faire peur !

Ceux qui n’aiment pas l’humour anglais s’abstiendront de regarder cette série : les autres adoreront et enchaineront les épisodes. C’est absurde à souhait, pas politiquement correct, les personnages ont à la rue-mais pas méchants, la librairie est insalubre et c’est souvent le chaos entre Manny et Bernard, le premier étant l’exacte inverse du second. On l’aura compris, Black Books est une série de situations où il ne se passe finalement pas grand-chose mais où on rit/sourit beaucoup. Les dialogues, toujours très bien écrits, fusent et chaque épisode est d’un grand dynamisme.

Les points négatifs : Quand la fin de la troisième saison arrive, on est triste de quitter la librairie. Forcément. Mais avec du recul, on se dit que ce n’est peut-être pas un mal, que ce soit terminé. Il est vrai que la 3ème et dernière saison est un peu moins bonne que les précédentes : le concept s’essouffle terriblement et la reprise du thème : Bernard est un tyran/Manny un souffre-douleur est un peu trop récurrente pour vraiment nous faire rire. On nous sort de plus en plus du cadre de la librairie (preuve que les scénaristes ont tenté de diversifier les situations), on injecte plus de personnages… mais ça ne fonctionne plus aussi bien. Le tout perd en crédibilité, les personnages semblent avoir tout donné. Bref, on semble avoir fait le tour de la question.

En bref : Je n’avais jamais entendu parler de Black Books et je ne regrette pas de m’être fiée à une critique lue sur le net. C’est théâtral, burlesque, rocambolesque, ridicule même parfois…J’ai beaucoup aimé ces personnages déjantés et à mes yeux il y a des scènes/situations/inventions qui sont totalement cultes à présent.

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