Critique Savages

Sortie : 26/09/2012

Note : 3.5/5

 

Le résumé : Nous sommes en Californie. A Laguna Beach, plus précisément. La plage, le soleil, les vagues, tout cela fait partie du quotidien de Chon et Ben deux amis qui se partagent la belle O. Grâce à leur talent et à leur génie, les deux jeunes hommes sont à la tête d’une affaire florissante qui leur rapporte gros : leur cannabis est très très apprécié, et plus encore ! Leur réputation est tellement grande qu’ils attirent l’attention d’Elena, à la tête du cartel mexicain de Baja. Elle propose une association : Chon veut résister par la force, Ben préfère leur laisser l’affaire et se retirer de ce genre de business. Ça n’arrange pas Elena qui, voulant les forcer à coopérer, kidnappe l’amour de leurs vies  et leur seul point faible : O.

Ce que j’ai aimé : Oliver Stone c’est Tueurs Nés (1994) et U-turn, Ici commence l’enfer (1997) qui font partie de mes films préférés. J’ai moins suivi sa filmographie récente, les thèmes abordés ne me disant rien qui vaillent mais j’étais curieuse de voir Savages, une production qui me semblait plus adaptée à mes goûts personnels.

Il faut dire que Savages est un film qui a du chien. Déjà, les protagonistes font ménage à trois ce qui est plutôt sulfureux, bien que pas terriblement provocateur non plus, on est d’accord. Beaucoup ont décrié la voix off de Blake Lively, sans beaucoup d’intérêt selon eux, mais j’avoue y avoir trouvé un certain charme. J’apprécié les films qui sont racontés comme une histoire, bien que l’action, dans Savages, prenne évidemment vite le pas sur les monologues de la blonde polygame.

On retiendra avant tout la qualité du casting. Le duo des deux amis, Aaron Johnson et Taylor Kitsch fonctionne à merveille, chacun évoluant sous les traits de personnages très différents. A eux deux, ils représentent un peu les deux facettes d’un homme parfait. On comprend que O ait craqué…

 J’ai également adoré retrouver Salma Hayek dont la féminité (et les corsets) m’avaient marqué à jamais dans Wild Wild West, en 1999. Dans Savages, elle s’impose totalement et reste crédible du début à la fin dans son rôle de leader du cartel mexicain. Femme de poigne, elle nous touche pourtant par la faiblesse maternelle dont elle fait preuve, de temps en temps. Benicio Del Toro montre à quel point il est affreusement doué en incarnant un homme de main aussi redoutable qu’effrayant quant à John Travolta… il fait le ripou de service avec un tel brio… Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas trouvé aussi bon.

Ce que je n’ai pas aimé : J’ai trouvé que Savages était un brin bordélique (niveau scénario) et surtout, je lui reproche d’avoir mis beaucoup trop de temps pour se mettre en place. Il faut un temps fou pour que l’histoire commence réellement et si c’est vraiment sympa de nous donner quelques minutes pour nous habituer aux personnages, au bout d’un moment, on a juste envie de voir la suite des évènements.  Pour terminer, j’avoue avoir été un peu débordée par les informations durant l’espace de quelques scènes. ça déborde un peu dans tous les sens…

En bref : Savages est un film plus qu’appréciable (notamment niveau dialogues) qui redonne sincèrement confiance en Oliver Stone. Le trio central fonctionne à merveille mais le film tient surtout la route grâce aux seconds rôles. Nombreux, ils ne sont pourtant jamais laissés de côté et participent pleinement à l’histoire. En somme, dommage que Savages ait un rythme un peu trop inégal pour être parfait. Dommage aussi pour les longueurs. J’ajoute à cela qu’il est un peu violent (mais cela colle avec l’histoire…).

6 comments

  1. Clownface says:

    J’ai bien aimé, mais je lui ferais les mêmes reproches, un début brouillon, et donc, une mauvaise installation de l’intrigue. Le duo de jeunes entrepreneurs m’a bien plut (j’adore Taylor Kitsch depuis John Carter), et Del Toro, Hayek et Travolta sont justes, même si ils peuvent frôler le cabotinage.
    Autres points, l’abus de filtres couleurs dans le film, comme le laisse présager l’affiche (réussie, il faut bien le dire) est parfois un peu lassant, et la BO recèle quelques très bons morceaux.

Laisser un commentaire

CommentLuv badge

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.