Critique Rochester, le dernier des libertins

Sortie : 25 janvier 2006

Cela faisait un moment que j’avais Rochester, le dernier des libertins dans mes tiroirs. J’ai donc décidé de m’y plonger pour de bon : après tout, un film avec Johnny Depp, John Malkovich, Samantha Morton et Kelly Reilly au casting… ça ne laissait présager que du bon !

Rochester, le dernier des libertins raconte l’histoire du comte de Rochester qui ne fut autre que l’ami du roi Charles II d’Angleterre. Ce débauché, sans cesse à la recherche des plaisirs de la vie, alcoolique, coureur de jupons et sans langue de bois, se fit bien plus d’ennemis que d’amis durant sa vie qui fut des plus tumultueuses. Le jour où il tombe amoureux d’une actrice, Elisabeth Barry, il ne sait plus vraiment où donner de la tête…

Cette fresque historique est tout entière dédiée au déclin d’un homme sulfureux. De ce fait, le propos n’est guère joyeux. L’ambiance et les couleurs du film, toujours brumeuses et oserais-je dire « verdâtres » donnent une atmosphère glauque à l’ensemble. Si Rochester, le dernier des libertins parle d’un rebelle, d’un punk-avant-l’heure, il reste délibérément classique, convenu et…très chiant. Doux Jésus, qu’est ce que j’ai pu m’ennuyer ! Il ne se passe pas grand-chose d’intéressant à l’écran et si les prestations des acteurs restent correctes, il manque le feu, il manque la flamme qui auraient dû nous permettre de nous concentrer sur l’histoire. Je n’ai même pas envie de parler de la fin du film qui est des plus sordides.

C’est bavard pour rien dire, caricatural, lent, sans élégance… En somme, Rochester, le dernier des libertins est juste une grosse perte de temps.

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