Critique Réalité

Sortie : 18 février 2015

 Il y a quelques années, j’avais vu Rubber, un film de Quentin Dupieux auquel on doit également le tout nouveau Réalité. Rubber m’avait plu tout en me rebutant sérieusement. J’avais aimé le parti pris du réalisateur tout en reconnaissant que ce n’était pas ma tasse de thé. Vendredi soir, je savais donc que j’allais voir un film totalement loufoque tout en espérant que la présence d’un casting plus étoffé allait rendre Réalité plus digeste que Rubber. Et ça a été le cas.

Pour faire simple, je pourrai tout d’abord vous dire que le film tourne autour de Jason Tantra, un cameraman qui rêve de réaliser un film d’horreur. Il va parler de son projet à Bob Marshall, un riche producteur. Intéressé, ce dernier accepte de financer ce film à UNE condition : il donne 48 heures à Jason pour trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma.

Impossible de vous raconter la suite car tout semble trop dingue et trop fouillis pour pouvoir en tirer quelques phrases et réflexions censées. Je ne suis pas assez douée pour faire une vraie analyse de ce film. De plus, je ne suis pas tout à fait certaine d’avoir compris le peu qu’il y avait à comprendre… Je laisse donc ça à d’autres !

Tout au long de la séance, j’ai malgré tout eu l’impression que le film montait peu à peu en puissance, que les folies narratives devenaient de plus en plus folles jusqu’au grand n’importe quoi du visionnage de la VHS et de la conversation avec les doubles… On perd peu à peu tous ses repères. Mais ce n’est pas forcément désagréable…

En plus d’une narration complètement barrée, d’un casting vraiment réussi (mention spéciale à Alain Chabat que j’ai vraiment apprécié), Quentin Dupieux se paie le luxe de nous offrir un film tout simplement beau, esthétiquement parlant. Il y a toujours une jolie lumière. Nous sommes sous le soleil de Los Angeles, là où vit le réalisateur français. Mais nous sommes plus concrètement en Californie, de ci, de là. Il n’y a pas de lieu précis, pas de panneau indicateur. Car finalement, savoir où nous sommes n’a guère d’importance.

Bien sûr, on peut aussi voir dans Réalité une critique de l’industrie cinématographique, notamment avec le personnage que joue Jonathan Lambert qui joue un producteur complètement taré. Mais disons que le sujet est plus traité de manière comique que de manière revendicative : Bob bloque sur ce fameux gémissement et est capable de lâcher le projet s’il n’obtient pas ce qu’il veut.

Réalité est un film halluciné qui, malgré sa folie, son décalage et son envie de nous perdre dans ses méandres, se suit avec un certain plaisir. Je m’attendais à quelque chose d’encore plus dingue, un truc duquel j’aurai vite décroché mais je suis restée dans le film jusqu’au bout. Un moment de cinéma plutôt sympa en somme !

6 comments

    • Audrey says:

      Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il ne faut absolument pas le louper mais Réalité est beaucoup plus « accessible » (comme on dit) que Rubber. Et ce n’est, a priori, pas un film humoristique pour autant donc pas de crainte !

  1. Clownface says:

    Rubber m’avait beaucoup plu, même si un délire pareil aurait eu besoin d’être plus court. Apparemment, celui-ci ne souffre pas de ce défaut, je le garde dans un coin de ma tête pour un visionnage futur !

    • Audrey says:

      Que tu aimes ou pas, tu t’en souviendras forcément ! C’est bien l’intérêt de ce genre de films : ça marque forcément d’une manière ou d’une autre et pour ma part, j’ai apprécié le voyage !

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