Critique Le ranch des trois collines, Leila Meacham

Merci à Babelio et aux éditions Charleston pour cette jolie lecture !

16105876_1098558910266564_9029635355785680778_nRésumé éditeur

Printemps 1900. Séparés à leur naissance, des jumeaux, Nathan et Samantha, fêtent leur vingtième anniversaire dans des comtés éloignés de l’État du Texas, sans se connaître ni soupçonner l’existence de l’autre…

À la ferme de Barrows, Nathan reçoit une visite inattendue qui va bouleverser son existence. Trevor Waverling, un titan des premières heures du forage pétrolier, vient lui proposer un pacte des plus étranges…

À Fort Worth, à trois jours de chevauchée au sud, Samantha décide que son destin se trouve sur les terres de Las Tres Lomas, le Ranch des trois collines, l’un des plus grands du Texas. La jeune fille entend aider son père adoptif à réaliser son rêve : devenir un titan de l’élevage texan.

Mais malgré les secrets bien gardés, les routes de Nathan et Samantha sont appelées à se croiser… La vie réunira-t-elle les jumeaux séparés ?

Mon avis

Vous vous souvenez peut-être qu’en lisant mon premier Leila Meacham, Les roses de Somerset, j’avais été un peu chagrinée par le découpage de l’intrigue ?

A mon soulagement (j’avais peur que ce soit une marque de fabrique), rien de tout cela dans Le Ranch des trois collines : le roman est divisé en plusieurs parties, certes, et permet d’alterner régulièrement entre le point de vue de Samantha et celui de Nathan, mais à aucun moment je n’ai éprouvé cette impression de répétition. J’ai d’ailleurs bien aimé le fait qu’on ne change pas de point de vue à chaque chapitre car cela laisse le temps de s’imprégner d’un personnage et de son univers sans tout de suite sauter à pieds joints dans un autre… Le découpage apporte du dynamisme sans donner l’impression de sauter constamment du coq à l’âne, si je puis dire.

Dès le départ, nous, lecteurs, sommes complices de l’auteur : nous savons que Samantha et Nathan sont jumeaux, qu’ils ont été séparés à la naissance… Mais nous ne sommes pas sortis de l’affaire pour autant car l’auteur s’amuse beaucoup avec nous. Vous savez, c’est typiquement le genre d’histoires où les deux protagonistes ne font que se croiser sans savoir qui ils sont l’un pour l’autre. C’est tellement… bien foutu d’un point de vue narratif mais tellement agaçant pour les impatients comme moi ! ^^ L’auteur fait durer le suspens si bien qu’on en vient parfois à se demander si la vérité finira bel et bien par éclater.

Autre point positif du roman : ses personnages.

Je ne peux me permettre de passer en revue tous les personnages mais j’ai bien aimé Samantha et Nathan (enfin surtout Nathan en fait) et j’ai bien aimé les contrastes entre leurs deux vies. Le destin a fait que celui a été « expulsé » de la famille a connu une meilleure existence que celui qui est resté avec ses parents biologiques, alors qu’on aurait évidemment pu penser le contraire.

Dans ce roman, le traitement des liens familiaux est donc loin d’être simpliste et Leila Meacham évoque avec beaucoup de justesse les peurs et les interrogations des enfants adoptés mais également, des parents adoptants. J’ai trouvé que la figure des pères était la plus émouvante dans ce roman, notamment grâce à Neal et Léon qui sont de beaux personnages.

Quant à la romance, elle est légèrement présente car pas omniprésente ce qui également un point fort du roman, à mon sens.

Je pourrais terminer cette critique en vous avouant humblement que je ne suis pas spécialement intéressée par le Texas et encore moins par tout ce qui tourne autour de l’exploitation du pétrole mais l’auteur a malgré tout réussi à m’intéresser à cette facette de l’histoire et toutes les inventions industrielles qui en ont découlé.

En bref,

Le ranch des trois collines a été une très bonne lecture, une lecture dépaysante, pleine de rebondissements et qui m’a permis de m’immerger dans le Texas de 1900. Je ne peux néanmoins pas parler de coup de cœur car je ne pense pas être une fan ultime de Leila Meacham. Je ne peux pas vous dire que son roman contient des longueurs car tel qu’il est écrit, il se déroule avec une belle fluidité. Malgré tout, à force de repousser toujours plus loin le temps des retrouvailles, l’auteur m’a un peu lassée. A partir d’un certain stade, j’ai eu l’impression que nous tournions un peu en rond. Tout comme Les roses de Somerset, je l’ai commencé sur les chapeaux de roue puis j’ai un peu ralenti ma lecture arrivée dans la seconde moitié. Rien de bien grave en définitive mais je vais un peu attendre avant de lire La Plantation.

 

12 comments

  1. zofia says:

    Comme je l’avais dit sur la chronique des Roses de Somerset, je pense que ce roman devrait davantage me plaire ! j’aime bien ce genre d’histoire, surtout si la romance n’est pas omniprésente, je me le note pour cet été 😉

  2. sanasan says:

    Le Texas et les forages de pétrole me font immanquablement penser à la famille Ewing et la série Dallas avec l’odieux JR 😉
    Contrairement à Zofia, si la romance n’est qu’une composante sans importance, je en crois pas que cela éveille mon intérêt 🙂

    • Audrey says:

      Je n’ai jamais regardé Dallas mais je crois qu’en effet, il y a quelques ingrédients en commun. Enfin c’est normal, les histoires de grandes familles texanes sont toutes un peu sur le même modèle. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est qu’ici on en est au début (du forage). On est seulement en 1900 et les premiers puits ont été découverts en 1859.
      Par contre oui, je ne suis pas certaine que niveau romance, ça te comblerait… :-/

    • Audrey says:

      L’impression de tourner en rond n’est pas générale, beaucoup de lectrices ont adoré le roman sans éprouver le même bémol à son sujet… Je crois que j’ai un « souci » car j’attends toujours d’un roman qu’il soit efficace. Là j’ai souvent eu l’impression que l’auteur étirait son sujet en longueur pour faire durer le suspens au max et c’est quelque chose qui me dérange un peu.

Laisser un commentaire

CommentLuv badge

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.